Le Média à Soi

Le Média à Soi

Ce potentiel de tes articles Substack que tu n'exploites pas

Au-delà des boîtes mail de tes abonnés et des recommandations de Substack, il existe un levier de visibilité et de découvrabilité précieux pour faire grandir ton média durablement.

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Nouha Smaali
oct. 11, 2026
∙ Abonné payant

On est nombreux à passer plusieurs heures sur un seul article, à le peaufiner et à le soigner avant de le publier.

Et ce qui est intéressant avec Substack, c’est qu’une fois publié, ton article ne se résume pas à un email envoyé à tes abonnés. Il existe aussi sous forme de page web, avec sa propre adresse, accessible en ligne.

Là où une newsletter classique risque de finir enfouie dans la boîte mail de ses destinataires, ton article peut continuer à être lu, partagé et découvert bien après son envoi, notamment grâce aux mécanismes de découverte et de recommandation de Substack.

Mais puisqu’il existe aussi sur le web, pourquoi sa découverte devrait-elle se limiter à Substack ?

Après tout, certaines personnes ne connaissent pas ton média ou ton travail, mais cherchent peut-être déjà sur Google des réponses aux questions que tu abordes dans tes articles.

C’est justement là que le SEO (Search Engine Optimization), ou référencement naturel, entre en jeu. Il regroupe les pratiques qui permettent d’améliorer la visibilité de tes contenus dans les résultats des moteurs de recherche.

Une possibilité particulièrement intéressante quand on ne considère plus Substack comme un simple outil d’envoi de newsletters, mais comme un média qu’on construit dans la durée.

Pour autant, travailler le référencement peut se faire à deux niveaux complémentaires :

  • D’un côté, le SEO de ta publication dans son ensemble : son architecture, l’organisation et les liens entre tes contenus, son accessibilité aux moteurs de recherche, son positionnement thématique, son autorité… J’y consacrerai un prochain article.

  • De l’autre, le SEO d’un article en particulier : comprendre ce que les gens recherchent et construire un contenu qui répond à leurs attentes, tout en lui donnant les meilleures chances d’apparaître dans les résultats de recherche.

C’est sur ce deuxième aspect qu’on va se concentrer aujourd’hui !

Au programme

  1. Sur Google, le point de départ, c’est la question du lecteur

  2. Tous tes articles n’ont pas vocation à être trouvés sur Google

  3. Un article SEO se travaille avant même d’être écrit

  4. Le SEO peut guider ton article sans l’uniformiser

  5. Ta feuille de route pour travailler le SEO de ton prochain article

Bonne lecture (ou bonne écoute) 🧡

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1. Sur Google, le point de départ, c’est la question du lecteur

Sur Google, la personne ne cherche pas forcément un auteur à suivre ou une newsletter à lire. Elle a une question précise en tête, un problème à résoudre ou un sujet qu’elle souhaite approfondir.

Elle saisit quelques mots dans la barre de recherche et parcourt les résultats pour trouver une réponse.

Prenons un exemple.

Quelqu’un qui recherche « comment monétiser une newsletter » sur Google ne connaît peut-être ni mon nom ni Le Média à Soi.

Mais s’il tombe sur mon article, y trouve des réponses utiles et apprécie ma manière d’aborder le sujet, il peut avoir envie d’explorer mes autres contenus. Et pourquoi pas de s’abonner pour continuer à me lire.

C’est ce qui m’intéresse particulièrement dans le SEO : la possibilité de faire découvrir ton expertise à des personnes qui ne te connaissent pas encore, mais qui s’intéressent déjà aux sujets que tu traites.

Et c’est aussi pour cette raison que je m’intéresse davantage à la pertinence des recherches qu’à leur popularité. Une requête très recherchée ne m’apportera pas grand-chose si les personnes qui l’utilisent ne correspondent pas au public que je souhaite toucher.

Reste alors à savoir quels articles méritent d’être travaillés pour Google, et lesquels ont d’autres rôles à jouer dans ton média.

2. Tous tes articles ne nécessitent pas le même travail SEO

Tous les contenus que tu publies sur ton média n’ont pas le même rôle.

Certains sont pensés pour attirer de nouveaux lecteurs, comme mon article sur les réglages Substack à faire avant de se lancer.

D’autres visent davantage à renforcer le lien avec ceux qui me lisent déjà, comme mon retour d’expérience après quatre mois de création de contenu.

Et d’autres encore encouragent le lecteur à passer à l’action : prendre rendez-vous pour un accompagnement, s’inscrire à une formation ou souscrire à une offre payante, comme dans l’article où je présente La Fabrique.

Chacun de ces articles peut être découvert sur Google, mais tous ne justifient pas le même investissement en référencement.

Pour décider lesquels travailler en priorité, il faut notamment :

  • considérer les recherches auxquelles ils peuvent répondre,

  • leurs possibilités de gagner en visibilité,

  • et l’intérêt des lecteurs qu’ils pourraient attirer pour ton média ou ton activité.

C’est justement une réflexion que j’ai eue en préparant mon article sur la monétisation d’une newsletter sur Substack.

J’avais envie d’aborder ce sujet parce que je l’expérimentais moi-même, que j’en tirais des enseignements concrets à partager et que je recevais régulièrement des questions à ce propos.

Je savais donc qu’il répondait à un vrai besoin de mon audience. Mais est-ce que les personnes concernées faisaient aussi des recherches sur Google à ce sujet ?

Pour le savoir, j’ai testé plusieurs formulations et consulté différents outils de recherche de mots-clés.

Résultat : les volumes de recherche estimés étaient très faibles, parfois même nuls selon les expressions.

J’aurais pu en conclure que le sujet présentait peu d’intérêt pour le SEO. Sauf qu’un sujet peut être peu recherché sur Google et mériter malgré tout qu’on travaille son référencement.

Dans mon cas, deux éléments ont pesé dans la balance.

Le premier, c’est que les personnes qui cherchent à monétiser leur newsletter sur Substack correspondent précisément au public que je souhaite toucher. Même avec peu de visites depuis Google, cet article pourrait m’aider à attirer de nouveaux abonnés et, potentiellement, de futurs clients.

Le second, c’est mon pari sur l’évolution de Substack. Je reçois déjà régulièrement des questions sur la monétisation et je me dis que, si l’adoption de la plateforme continue de progresser, les recherches sur ce sujet pourraient augmenter.

Rien ne le garantit, mais j’y vois une opportunité de prendre de l’avance

commencer à me positionner sur un sujet encore peu recherché aujourd’hui, mais qui pourrait présenter un potentiel SEO plus important demain.

Voilà pourquoi j’ai choisi d’investir du temps dans son SEO, malgré les faibles volumes observés.

Et c’est justement ce que je voulais te montrer avec cet exemple : un faible volume de recherche ne suffit pas à écarter le potentiel SEO d’un sujet.

Tu peux d’ailleurs aborder les choses dans les deux sens :

  • Soit tu pars des recherches de ton lecteur idéal pour trouver un sujet d’article.

  • Soit tu pars d’un sujet que tu as déjà envie de traiter et tu explores son potentiel sur Google.

3. Un article SEO se travaille avant même d’être écrit

On pourrait être tenté d’écrire son article comme d’habitude, puis de s’occuper du SEO une fois le texte terminé.

Ajouter quelques mots-clés dans le titre ou les intertitres, modifier deux ou trois formulations et considérer que l’article est optimisé.

Sauf qu’en réalité, une grande partie du travail SEO se joue avant même d’écrire la première ligne.

Un sujet qui t’intéresse ne correspond pas forcément à une recherche sur Google. Et même si une demande existe, encore faut-il comprendre ce que les personnes cherchent réellement derrière les mots qu’elles tapent.

C’est pour cette raison qu’en préparant mon article sur la monétisation, je suis allée examiner :

  • les requêtes utilisées,

  • les intentions de recherche,

  • les contenus qui apparaissaient sur la première page de Google.

Je cherchais à comprendre ce que les internautes s’attendaient à trouver, tout en me faisant une première idée de la concurrence.

Car si les premiers résultats proposent déjà des réponses très complètes, publiées par des sites bien établis, il peut être plus difficile de gagner en visibilité. À l’inverse, des questions insuffisamment traitées ou des angles peu explorés peuvent révéler des opportunités intéressantes.

Dans mon cas, ce travail m’a permis de choisir la requête à cibler et de définir l’angle et la structure de mon article.

Une fois ces choix posés, la rédaction peut commencer. Et là aussi, le SEO entre en jeu : dans le titre, les intertitres, les termes employés, la manière de traiter le sujet ou encore les liens vers d’autres contenus pertinents de ton média.

Et même après la publication, il reste des choses à observer.

Avec Google Search Console, tu peux vérifier si ton article est indexé, c’est-à-dire ajouté à la base de pages que Google peut afficher dans ses résultats de recherche.

Puis, quand les premières données sont disponibles, tu peux observer sur quelles requêtes ton article apparaît, combien de clics il génère et sa position moyenne dans les résultats.

Ces informations peuvent aussi révéler des recherches auxquelles tu n’avais pas pensé au départ et t’aider à décider si ton article mérite d’être retravaillé, enrichi ou actualisé.

Le SEO est donc une réflexion qui accompagne l’article, de sa conception à l’analyse de ses performances après publication.

Mais alors, à force d’étudier les recherches des internautes et les contenus déjà positionnés sur Google, est-ce qu’on ne risque pas de finir par écrire la même chose que tout le monde ?

4. Le SEO peut guider ton article sans l’uniformiser

C’est justement là qu’il faut remettre le SEO à sa place.

Analyser les recherches et les contenus déjà positionnés sur Google t’aide à comprendre ce que ton lecteur idéal cherche concrètement et ce qu’il s’attend à trouver.

Mais ça ne veut pas dire que tu dois construire ton article sur le modèle de ceux qui existent déjà.

Pour mon article sur la monétisation, par exemple, je me suis servie de ces informations comme d’un point de départ. J’ai ensuite construit ma réponse à partir de ce que j’avais à apporter : ma propre expérience, mes chiffres, mes choix, mes tests et les conclusions que j’en tirais.

Et c’est aussi ce qui rend cette démarche intéressante pour le référencement.

Google cherche à mettre en avant des contenus qui répondent aux attentes des internautes et leur apportent une réelle valeur. Il ne suffit donc pas de reprendre ce qui existe déjà en changeant quelques formulations.

Pour autant, apporter de la valeur ne signifie pas nécessairement révéler quelque chose d’inédit. Il s’agit aussi d’apporter un éclairage utile, une perspective différente ou une réponse plus approfondie à une question déjà largement traitée.

Le référencement t’aide donc à comprendre la question à laquelle tu souhaites répondre. Mais la manière dont tu construis cette réponse, ce que tu choisis d’y apporter et la profondeur avec laquelle tu traites le sujet restent entre tes mains.

Reste maintenant à savoir comment appliquer tout ça à ton propre article. Par où commencer, quoi regarder, dans quel ordre avancer et comment faire les bons choix sans perdre ce qui fait la singularité de ton contenu ?

C’est justement pour t’aider à passer de ces principes à la pratique que j’ai construit la feuille de route qui suit.

5. Ta feuille de route pour travailler le SEO de ton prochain article

Tu as peut-être déjà un sujet d’article en tête et tu aimerais savoir comment lui donner plus de chances d’être découvert sur Google.

Ou, à l’inverse, tu voudrais partir des recherches de ton audience pour identifier des sujets qui présentent un potentiel SEO.

Dans les deux cas, comprendre les principes du référencement est une chose. Savoir exactement quoi faire, avec quels outils et dans quel ordre, en est une autre.

C’est pour ça que j’ai créé une feuille de route SEO spécialement pensée pour Substack, pour t’accompagner pas à pas dans la préparation de ton prochain article.

Tu y trouveras les actions à réaliser, des prompts prêts à utiliser avec ChatGPT ou Claude pour accélérer tes recherches et tes analyses, les données à vérifier sur Google et Ubersuggest, ainsi que les réglages à effectuer dans Substack et la manière de suivre tes résultats après publication.

L’objectif est de t’éviter de passer des heures à chercher comment t’y prendre, tout en te permettant de comprendre les choix que tu fais plutôt que de les déléguer aveuglément à l’IA.

La feuille de route complète est accessible juste en dessous, dans l’espace réservé aux abonnés payants de La Fabrique.

Et si tu ne passes pas à l’action tout de suite, j’espère au moins que cet article t’aura donné envie de t’intéresser davantage au SEO.

Je sais qu’on ne peut pas tout faire en même temps. Mais quand on passe autant de temps à écrire nos articles, ce serait dommage de ne pas explorer leur potentiel sur Google.

Parce que c’est aussi ça, pour moi, construire un média durable : ne pas dépendre uniquement de la visibilité du jour de publication, mais penser à ce que nos contenus peuvent encore nous apporter dans plusieurs mois, voire plusieurs années.

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