Les réglages Substack à faire avant de chercher plus d’abonnés
Des captures à l’appui pour comprendre quels réglages mettre en place pour construire une publication plus claire, plus durable et un peu plus à toi, au-delà du simple fait de publier sur Substack.

Plus j’avance sur Substack, plus je comprends que la croissance d’une publication ne dépend pas uniquement de la qualité du contenu, mais aussi de tout ce qu’il y a autour : la manière d’accueillir un nouveau lecteur, d’organiser ses contenus, de rendre son univers clair dès les premières secondes. Et, petit à petit, de construire quelque chose de plus durable et un peu plus à soi.
Heureusement, une partie de tout ça peut se travailler grâce à quelques réglages bien précis.
Mais tous n’ont pas le même degrè d’urgence, ni le même niveau de complexité. Certains peuvent être mis en place facilement dès le départ. D’autres deviennent pertinents à mesure que la publication grandit.
J’ai donc structuré cet article en commençant par les réglages les plus simples et rapides à mettre en place, avant d’aller progressivement vers des sujets plus avancés et structurels.
L’idée n’est pas de tout faire d’un coup, mais de savoir quoi prioriser et à quel moment.
Au programme :
1. Les réglages Substack à faire dès le démarrage
1.1. Optimiser la page d’accueil de sa publication
1.2. La page À propos : donner envie de s’abonner
2. Comment organiser sa publication Substack quand les contenus s’accumulent
2.1. Sections et navigation : mieux organiser ses contenus
2.2. Custom pages : créer des pages permanentes utiles
3. Les réglages Substack pour construire un média plus durable
3.1. Nom de domaine personnalisé : rendre son média plus propriétaire
3.2. Google Search Console : comprendre comment ses contenus vivent sur Google
Conclusion
Tu l’as bien compris, il y a pas mal de matière ! Donc installe-toi bien, et bonne lecture 🧡
1. Les réglages Substack à faire dès le démarrage
Ici, l’objectif est surtout de rendre ta publication plus claire et plus accueillante dès les premières secondes. Ce sont des réglages simples qui aident un nouveau lecteur à comprendre rapidement où il est, et pourquoi il pourrait avoir envie de rester.
1.1. Optimiser la page d’accueil de sa publication
Cette page, c’est le premier vrai contact avec ta publication.
Et pourtant, on a souvent tendance à laisser l’affichage par défaut de Substack sans trop y réfléchir.
Résultat : beaucoup de publications finissent par se ressembler, alors qu’on a tout intérêt à rendre la sienne différenciante un minimum pour sortir un peu du lot.
Surtout que l’affichage par défaut de Substack (cette longue pile d’articles) n’est pas le plus simple à parcourir quand on découvre une publication pour la première fois.
Le lecteur se retrouve face à beaucoup de choses à traiter d’un coup (titres, extraits, images, catégories) sans vraiment savoir où regarder ni par quoi commencer.
C’est précisément là que le travail de la page d’accueil devient intéressant.
Concrètement, pour sortir de l’affichage par défaut de Substack et personnaliser la page d’accueil, il y a d’abord une option à activer dans l’éditeur du site web.

Une fois cette option activée, je te conseille de commencer par ajouter une hero section avec un article principal mis en avant, qui vient capter immédiatement le regard et sert de point d’entrée clair dans ton univers
Et justement, l’article que tu choisis d’épingler dans l’hero section mérite d’être sélectionné avec intention.
Ça doit être ton meilleur article d’entrée. Celui qui représente le mieux ton univers, la valeur de ta newsletter.
Et surtout qui parle le plus à ton lecteur cible au moment où il découvre ta publication.
Pas forcément celui avec les meilleures stats. Mais celui qui donne le plus envie de rester et d’explorer un peu plus.
Ensuite, je te conseille de cocher la case « Afficher la rangée des meilleurs posts » pour faire apparaître, juste en dessous de l’article principal, quelques-uns de tes meilleurs articles dans un format plus discret.

L’intérêt, c’est de montrer rapidement l’étendue de ce que tu proposes sans submerger le lecteur d’informations. Ça permet de guider son attention vers un point d’entrée clair, sans l’enfermer dans un seul choix.
À mon sens, c’est le meilleur équilibre entre clarté et découverte.
À ce stade, je trouve pertinent d’ajouter un appel à l’action juste en dessous de la hero section.
Comme ça, si ce qu’il découvre lui suffit déjà, il peut s’abonner immédiatement, sans avoir à chercher plus loin.

J’aime aussi le fait qu’on puisse personnaliser les messages affichés autour du bouton d’abonnement, selon qu’il s’agisse d’un abonné ou d’un non-abonné.
C’est des micro-détails mais qui rendent l’expérience plus humaine et plus cohérente avec ton univers.

À ce stade, tu as déjà une page d’accueil plus claire et plus accueillante. Et si le lecteur ne s’est pas abonné ici, il reste un autre endroit stratégique : la page À propos.
1.2. La page À propos : donner envie de s’abonner
La page qu’on traite généralement comme un CV : “Voici mon parcours” et “Je suis X, passionnée de Y”
Alors qu’en réalité, c’est souvent la page que chaque nouveau lecteur consulte avant de décider de s’abonner ou pas. Et à ce moment-là, il ne cherche pas seulement à savoir qui tu es. Il essaie surtout de comprendre :
Qu’est-ce que je vais trouver ici ?
Est-ce que ça me parle ?
Est-ce que j’ai envie de recevoir ça régulièrement ?
Du coup, plus ta page À propos répond rapidement à ces questions, plus il devient facile pour quelqu’un de se projeter et de s’abonner.
À mon sens, voici les éléments indispensables à rendre clairs sur cette page :
À qui s’adresse cette publication
Les sujets abordés
Ce qu’on aura concrètement en s’abonnant
Et si ta page est assez longue, c’est bien d’ajouter un deuxième bouton d’abonnement.
Rien qu’en retravaillant la page À propos de cette manière, on peut déjà rendre une publication plus claire, faciliter le parcours du lecteur et surtout réduire une partie du doute au moment de s’abonner.
2. Comment organiser sa publication Substack quand les contenus s’accumulent
L’enjeu ici est d’aider les lecteurs à s’orienter, à naviguer plus facilement et à ne pas laisser tes meilleurs contenus se perdre dans les archives.
2.1. Sections et navigation : mieux organiser ses contenus
Les sections rendent la publication plus lisible en regroupant les articles par grandes thématiques. Ça permet de trouver plus facilement un contenu précis, sans devoir chercher longtemps dans les archives.
Par exemple, de mon côté, avec une dizaine d’articles seulement, je vois déjà trois grandes catégories dans ma propre publication :
Penser visibilité à long terme : J’y regroupe les articles qui abordent ce que signifie construire une visibilité plus durable, pourquoi ça me paraît important, et la vision qu’il y a derrière.
Construire son média : J’y regroupe les articles plus opérationnels, avec des méthodes concrètes et actionnables basées sur ce que j’expérimente avec mon propre média.
Ce qui me traverse : J’y regroupe les articles plus personnels. Mon parcours, mon vécu, mes réflexions de trentenaire en pleine reconstruction et ce qui m’a amenée jusqu’ici.
Et je précise que ce n’est pas figé. Peut-être que demain, je rajouterai une ou deux sections. Peut-être que j’en fusionnerai ou en supprimerai certaines.
Le plus important reste surtout de les faire évoluer en fonction de tes contenus et des thématiques que tu explores réellement.
Une fois les sections créées, elles s’ajoutent automatiquement à la barre de navigation.

Personnellement, j’ai choisi de désactiver cette option, parce que je préfère garder une navigation épurée.
À la place, j’ai choisi de les afficher directement sur la page d’accueil via des blocs en vedette.
Je trouve ça plus pertinent, parce que les grands sujets abordés deviennent visibles dès l’arrivée sur la publication. Le lecteur comprend plus vite l’univers, et si un sujet attire immédiatement son attention, il peut déjà commencer à creuser.

Après, si tu préfères quand même afficher tes sections dans la barre de navigation du haut, sache que Substack a récemment ajouté une fonctionnalité pratique pour éviter l’effet menu surchargé : les menus déroulants de navigation.
Concrètement, au lieu d’afficher toutes les sections côte à côte dans la barre, tu peux les regrouper sous un onglet principal qui révèle les autres sections au survol.
Pour le mettre en place, il suffit de glisser-déposer une section sous une autre dans les réglages de la barre de navigation, puis d’ajouter un titre au groupe.
2.2. Pages custom
Avec les custom pages, on parle de pages permanentes, pensées pour exister au-delà du flux des articles et faire partie intégrante de la publication.
Contrairement à un article qui finit par descendre dans les archives, ici le contenu est créé spécifiquement pour cette page et pensé pour rester visible dans le temps.
Un exemple de custom page que je trouve particulièrement utile, c’est une page “Commencer ici”.
Et pour moi, elle ne remplit pas du tout le même rôle que les sections.
Les sections servent surtout à organiser les contenus par thématique. Mais elles restent malgré tout liées au flux : les articles continuent d’être affichés de manière chronologique, au rythme des nouvelles publications.
Une page “Commencer ici” à l’inverse, est plus stable et plus intentionnelle.
Tu peux y sélectionner quelques articles, expliquer ta démarche et proposer un ordre de lecture que tu trouves cohérent et pertinent.
En gros, au lieu de laisser le lecteur naviguer seul à son arrivée, tu le prends un peu par la main pour l’embarquer au mieux dans ton univers.
Personnellement, je ne l’ai pas encore fait. J’attends d’avoir quelques articles de plus, mais c’est clairement une page que j’ajouterai rapidement.
Il existe aussi d’autres cas d’usage des costum pages :
De mon côté, je vais justement me pencher sur le sujet avec une page “Travailler avec moi”, qui sera donc une page permanente dans la publication.
L’idée sera d’y détailler mes prestations de social media management, orientées vers la construction de médias plus durables et d’une visibilité moins dépendante des plateformes et des réseaux sociaux.
Du coup, cette page ne tombe pas de nulle part. Elle prolonge simplement ce que Le média à soi raconte déjà, et s’adresse aux lecteurs qui ont envie d’être accompagnés dans cette démarche.
Concrètement, pour créer une custom page sur Substack, voici le chemin à suivre :
Tableau de bord → Paramètres → Pages and navigation / Pages et navigation → Custom pages → Add / Ajouter
L’intérêt des custom pages, c’est de construire des espaces stables qui donnent du contexte, centralisent certaines informations importantes ou prolongent ce que la newsletter raconte déjà, sans avoir à le répéter constamment dans les articles.
3. Les réglages Substack pour construire un média plus durable
Cette dernière partie concerne des sujets plus structurels. Pas forcément urgents au début, mais importants si tu veux construire une newsletter plus durable, qui t’appartient davantage et qui puisse continuer d’exister sans dépendre uniquement de Substack.
3.1. Nom de domaine personnalisé : rendre son média plus propriétaire
Quand on veut construire un média à soi, le sujet n’est plus seulement de publier sur Substack, mais aussi de commencer à construire quelque chose qui nous appartient un peu plus.
Et à mes yeux, le nom de domaine personnalisé est l’un des premiers vrais pas dans cette direction.
Tant qu’on reste sur un
nom.substack.com, on continue à construire entièrement dans l’écosystème d’une plateforme. Ce n’est pas forcément un problème au début, Substack apporte déjà énormément, mais si l’idée est de bâtir quelque chose de plus durable, je trouve cohérent de reprendre progressivement la main sur certains éléments clés, comme son adresse web.
L’intérêt est aussi très concret : si certains articles commencent à être référencés sur Google, autant que cette visibilité se construise autour de ton nom de domaine à toi et renforce ton propre espace sur le web.
Si un jour tu veux quitter Substack, une migration devient aussi généralement plus simple et tu augmentes les chances de conserver une partie du référencement et du trafic accumulés.
Il y a aussi un bénéfice plus subtil, mais réel : la crédibilité perçue. Une URL personnalisée donne souvent une impression plus installée et évite que ton identité soit entièrement attachée à Substack.
Petit à petit, ce n’est plus seulement une newsletter “sur Substack”, mais un espace qui porte davantage ton univers ou ton nom.
De mon côté, j’ai déjà sauté le pas. Comme je crois profondément à l’idée de construire un média plus propriétaire, ça me paraissait cohérent de ne pas rester uniquement sur une URL Substack.
J’ai donc acheté un nom de domaine personnalisé, relié à ma publication, et choisi de prendre mon nom et prénom, simplement parce que je construis ce média autour de mon identité (et je compte rester solo).
Le rattachement se fait directement dans les paramètres de Substack. Je précise simplement que c’est une option payante : Substack facture 50 $ (une seule fois) pour connecter un nom de domaine personnalisé, en plus du coût du domaine lui-même chez un fournisseur externe.
Concrètement, voici les étapes à suivre pour le mettre en place :

Ce n’est peut-être pas le réglage le plus urgent au début, mais quand on croit à l’idée de construire quelque chose qui dure et nous appartient un peu plus, je trouve que ça vaut largement le coup.
3.2. Google Search Console : comprendre comment ses contenus vivent sur Google
Allez, dernier réglage et après je te laisse tranquille, promis !
Ici, on parle de l’outil gratuit qui permet de comprendre comment tes contenus existent sur Google et comment certains articles peuvent continuer à attirer des lecteurs bien après leur publication.
Parce qu’un article publié sur Substack ne vit pas uniquement dans l’email envoyé ou le flux de la plateforme. Il peut aussi être découvert plus tard via une recherche Google.
Mais pour ça, publier ne suffit pas. Google doit d’abord découvrir la page, comprendre son contenu, puis décider de l’ajouter à son index, autrement dit, à la liste des pages qu’il peut potentiellement afficher dans ses résultats.
Et c’est justement là que Search Console devient intéressante. Concrètement :
Une personne peut très bien tomber sur ton article plusieurs mois plus tard via une recherche Google, ce qui transforme progressivement certains contenus en points d’entrée vers ton univers.
Et c’est exactement ça qu’on cherche quand on veut construire un média plus durable et plus propriétaire : créer des contenus qui continuent à travailler pour nous dans le temps.
Pour le faire, la première étape était d’ajouter ma nouvelle URL comme propriété dans Search Console, puis de vérifier que j’étais bien propriétaire du site.
Dans mon cas, je suis passée par la méthode balise HTML, directement via les paramètres Substack.
Concrètement, Google fournit un code de vérification. Il suffit ensuite de copier uniquement la valeur du code et de la coller dans l’endroit dédié sur la plateforme.

Une fois cette étape faite, j’ai ajouté le sitemap de ma publication.
Dit simplement, c’est une sorte de plan du site mis à disposition de Google pour l’aider à découvrir plus rapidement les pages importantes de la publication.
Une fois le sitemap envoyé, Google commence progressivement à découvrir les pages de la publication.
Dans mon cas, quelques minutes après l’envoi, Search Console indiquait déjà en vert “Opération effectuée” avec 11 pages découvertes.
Ça veut simplement dire que Google a bien récupéré le plan du site et commence à comprendre quelles pages existent sur la publication (articles, page d’accueil, page À propos, etc).
Ensuite, il faut généralement laisser un peu de temps à Google pour faire son travail : explorer les contenus, les comprendre, puis commencer à en indexer certains.
Et à partir de là, tu peux voir quels contenus commencent réellement à vivre sur Google, quels sujets attirent des lecteurs dans le temps, ou encore demander une réindexation quand tu retravailles sérieusement un article important.
Sans Search Console, on publie un peu à l’aveugle. Difficile de savoir quels contenus commencent réellement à exister sur Google, lesquels attirent des lecteurs ou passent complètement sous les radars.
À l’inverse, avec elle, on commence progressivement à comprendre ce qui fonctionne, quels sujets vivent au-delà de l’envoi initial et comment certains articles peuvent continuer à ramener des lecteurs dans le temps.
Mais derrière, il y a aussi tout un travail SEO plus éditorial : choisir des sujets recherchés, structurer ses articles, travailler certains titres et mieux comprendre ce que les gens tapent réellement sur Google.
Parce qu’avoir un nom de domaine ou Search Console ne suffit pas. Encore faut-il publier des contenus qui répondent à une vraie recherche.
Et comme le sujet mérite largement un article à lui seul (et que celui-ci commence déjà à être bien dense), je préfère le garder pour une prochaine newsletter.
Je ne te dis pas que tu dois tout refaire ce week-end.
Je dis juste que quelques heures passées sur les fondations, peuvent parfois avoir plus d’impact que publier un article ou quelques Notes de plus.
Parce que tout le travail de découvrabilité (publier des Notes, interagir avec les autres, solliciter des recommandations) a moins d’impact si la publication qu’on essaie de rendre visible n’est pas suffisamment optimisée pour bien accueillir les nouveaux lecteurs.
Et surtout, garder en tête qu’il ne s’agit pas seulement de publier sur Substack, mais aussi de construire un média à toi, quelque chose qui t’appartient davantage et qui peut tenir dans le temps.
Ce qui amène forcément, tôt ou tard, vers des sujets plus structurels, comme le SEO, le nom de domaine personnalisé, et tout ce qui permet de construire au-delà de la plateforme.
Maintenant que tu as une vision plus claire des réglages à mettre en place, il reste encore trois pièces importantes du puzzle.
Si tu ne les as pas encore lus, je te recommande « Comment lancer ta newsletter sur Substack quand ton positionnement n’est pas encore clair » pour clarifier ce que tu veux raconter, et attirer des lecteurs alignés avec ce que tu écris.
Pour le volet visibilité et découvrabilité, tu peux jeter un œil à « Mes 200 premiers abonnés sur Substack, en partant de zéro ». J’y partage les mécanismes qui ont contribué à faire venir mes premiers lecteurs sur la plateforme.
Et pour mieux comprendre les statistiques de tes articles, je te conseille cet article-là Comment lire les statistiques de tes posts Substack et arrêter d’écrire à l’aveugle
PS : Si tu as l'impression de beaucoup investir dans ta visibilité sans obtenir les résultats espérés, je propose quelques sessions de diagnostic pour faire le point sur ta situation actuelle. Tu peux candidater ici.
VOILÀ ! On arrive à la fin, bravo de m’avoir lue jusqu’ici 🫡
Maintenant, dis-moi : s’il y avait un seul point à ajuster cette semaine sur ta publication, ce serait lequel ?
J’espère sincèrement que cet article pourra t’aider à avancer de ton côté. À très vite dans les commentaires 🧡











Je m’abonne !!!!!! Et voyons ce que ça donne !!!😅
Merci pour tout ces conseils! Ca va vraiment m'aider!!