5 erreurs qui font fuir tes futurs abonnés sur Substack
Un article léger que tu peux lire ou écouter entre deux plongeons !
On est en plein milieu du mois d’août et, sans grande surprise, tout tourne un peu au ralenti.
Alors je me suis dit que c’était le bon moment pour te proposer un article bien plus léger que d’habitude. Quelque chose de digeste, qui se lit facilement, mais qui peut quand même t’aider à améliorer concrètement la façon dont ta publication (et plus largement ton média) est perçue.
J’ai regroupé les 5 erreurs que je vois le plus souvent sur les publications Substack que je croise. Des détails qui paraissent anodins, mais qui peuvent créer de petites frictions au moment où quelqu’un découvre ton univers et décide ou non de s’abonner.
Et la bonne nouvelle, c’est que la plupart sont assez simples à corriger une fois qu’on en a conscience.
Je te laisse les découvrir 🧡
1. Tu changes de plateforme, mais pas de manière de créer
Je pense que c’est l’une des erreurs les plus faciles à faire quand on arrive sur Substack.
On reprend ses formats pensés pour les réseaux sociaux classiques et ses habitudes de publication, puis on les transpose ici presque tels quels.
Le problème, c’est qu’un contenu pensé pour un environnement ne se consomme pas forcément de la même manière dans un autre.
Substack reste profondément ancré dans une culture éditoriale, avec l’écrit et la lecture comme composantes centrales. Et même si la plateforme est devenue beaucoup plus multimédia (avec plus de fonctionnalités autour de la vidéo et des Lives ), on n’y arrive pas exactement dans le même état d’esprit et les mêmes attentes de consommation que sur Instagram ou LinkedIn.
Il y a davantage de place pour la lecture, la réflexion, la nuance, mais aussi pour la voix de la personne derrière le contenu.
C’est là que certaines publications passent à mon sens, à côté de ce que Substack peut réellement leur apporter.
Une photo accompagnée de deux lignes, un carrousel recyclé, un post LinkedIn très formaté ou un contenu expert du type «3 conseils pour..» peuvent évidemment avoir leur place ici.
Mais si l’essentiel de ta stratégie consiste à reprendre ce que tu publiais ailleurs, tu utilises donc Substack comme un canal de distribution supplémentaire, et pas comme un véritable espace éditorial pensé en fonction de la manière dont les contenus y sont découverts, lus et suivis dans le temps.
Et ce que j’entends par penser son contenu avec une logique éditoriale, c’est partir de ce que tu veux raconter, défendre ou faire comprendre, puis choisir le format qui le sert le mieux.
Au lieu de te demander « quel post est-ce que je pourrais publier aujourd’hui ? » tu te demandes plutôt « qu’est-ce que j’ai observé, compris ou vécu qui mérite d’être partagé, et quelle est la meilleure façon de le raconter ici ? »
D’autant plus que sur Substack, tu ne cherches pas seulement à obtenir une réaction sur un contenu isolé. Au fil des contenus, tu construis aussi une façon de penser, une voix et une relation que le lecteur peut commencer à reconnaître et avoir envie de retrouver.
Adapter ton contenu à Substack ne veut donc pas dire abandonner tout ce que tu faisais ailleurs. C’est surtout arrêter d’importer tes formats par automatisme pour commencer à réfléchir à ce que tu veux réellement transmettre ici, puis choisir la forme qui le sert le mieux.
2. Tu transformes chaque Note en dissertation
Les Notes sont aujourd’hui un espace important de découverte sur Substack. C’est souvent là qu’une personne peut te découvrir, au milieu de nombreux autres profils qu’elle croise en scrollant.
Et ce contexte de consommation compte.
Quelqu’un qui tombe sur toi pour la première fois n’est pas forcément prêt à t’accorder plusieurs minutes d’attention dès le premier contact. En revanche, il peut s’arrêter sur une idée ou quelques lignes qui lui parlent.
Puis, à force de te recroiser dans le feed, il reconnaît ton nom et commence peu à peu à se familiariser avec ton univers.
Le problème n’est donc pas d’écrire des Notes longues. Certaines peuvent très bien fonctionner, et j’en écris moi-même régulièrement.
Le vrai problème, c’est de ne publier que des mini-articles, avec plusieurs gros paragraphes à chaque fois sans jamais varier les formats. Tu demandes alors beaucoup d’attention à des personnes qui ne te connaissent pas encore assez pour avoir envie de te l’accorder.
Et ça ne veut pas dire qu’il faut sacrifier la profondeur.
Dans ma propre stratégie éditoriale, j’utilise davantage les Notes pour multiplier les points de contact et favoriser la découvrabilité, tandis que les articles me permettent d’aller plus loin dans ma réflexion et de construire mon autorité.
L’idée n’est donc pas de choisir entre Notes courtes et Notes longues, mais de varier les niveaux d’entrée dans ton univers en fonction de ce que tu veux transmettre.
Parce que parfois, trois lignes suffisent pour donner envie de lire les mille suivantes.
3. On ne sent pas assez l’humain derrière ta publication
Pas de visage ou de prénom permettant d’identifier clairement l’auteur, parfois un logo ou une image générique à la place.
Des textes très propres, mais tellement neutres qu’ils pourraient avoir été écrits par n’importe qui.
Peu d’expériences vécues, peu de prises de position, peu de traces de la manière dont l’auteur pense réellement.
Au bout d’un moment, on n’a plus vraiment l’impression de lire un auteur. On a l’impression juste de consommer du contenu.
Et dans un environnement où l’IA permet aujourd’hui de produire énormément de textes très rapidement, cette différence compte encore davantage. L’information seule est facilement substituable. Alors que ton regard, ton expérience et ta manière de raconter les choses le sont beaucoup moins.
Ce n’est d’ailleurs pas complètement étranger à la philosophie de Substack. La plateforme va jusqu’à présenter les relations entre humains comme “la dynamique la plus centrale de son écosystème”.
Et ça se retrouve dans son fonctionnement. Au-delà des articles, les Notes, les commentaires, les Chats ou encore les Lives multiplient les occasions d’échanger directement avec les personnes qu’on lit.
Avec le temps, le lecteur commence à reconnaître ton ton, ta façon de penser et tes convictions. Il ne revient alors plus seulement pour le sujet, mais aussi pour savoir ce que toi, tu as à en dire.
Et si ta publication repose sur ta marque personnelle, une photo où on voit réellement ton visage, ton prénom ou un pseudonyme clairement assumé peuvent évidemment contribuer à créer cette proximité.
Mais je sais aussi que tout le monde n’est pas à l’aise avec l’idée de montrer son visage ou de publier sous son vrai nom. Et ce n’est absolument pas une obligation.
Humaniser ne veut pas dire s’exposer.
Tu n’as pas besoin de mettre ton visage sur chaque couverture d’article comme je peux le faire ici, ni de raconter ta vie.
L’idée, c’est surtout de laisser suffisamment de traces de toi pour que le lecteur sente qu’il y a une vraie personne derrière la publication, sans avoir à te dévoiler au-delà de ce qui te convient.
À toi de choisir jusqu’où tu veux incarner ta publication, et de trouver le niveau d’exposition qui te ressemble.
4. Ta publication manque d’identité visuelle
Avant même de lire un mot, l’identité visuelle de ta publication transmet déjà quelque chose.
Les couvertures de tes articles, les couleurs et typographies que tu choisis ou encore la mise en page de tes contenus, participent à l’image que renvoie ta publication.
Quand chaque article semble appartenir à un univers différent, que les couleurs changent constamment ou que les couvertures reposent principalement sur des images génériques issues de banques d’images, il devient difficile de percevoir une vraie cohérence.
Et l’enjeu n’est pas seulement esthétique.
L’identité visuelle crée des repères qui rendent progressivement ton univers plus identifiable et mémorisable.
L’idée est d’avoir suffisamment de continuité pour créer une signature, mais assez de variation pour distinguer chaque contenu.
Et surtout, ces choix doivent prolonger ton positionnement. Une publication analytique et sobre ne cherchera pas à transmettre la même chose visuellement qu’une publication littéraire, artistique ou très personnelle.
Pas besoin pour autant d’une charte graphique digne d’une grande marque ou de passer des heures sur chaque couverture. Quelques choix simples, intentionnels et cohérents suffisent déjà à donner l’impression d’une publication plus aboutie.
Évidemment, un bel univers visuel ne rattrapera jamais une proposition éditoriale floue ou des contenus faibles. Mais lorsque le fond est là, la forme peut vraiment aider ta publication à être mieux reconnue.
5. Ta publication donne l'impression d'être encore en chantier
Il y a une différence entre créer une publication Substack et réellement construire un espace pensé pour faciliter le parcours de tes lecteurs.
Et ça se voit assez vite.
Une page À propos vide ou remplie à la va-vite, une page d’accueil restée quasiment dans sa configuration de départ, des informations renseignées au lancement puis jamais retravaillées, une navigation peu claire. Bref, les contenus sont là, mais l’ensemble donne encore l’impression d’être en chantier.
Le problème, c’est que ton lecteur arrive sans mode d’emploi.
Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Substack permet aujourd’hui de personnaliser sa page d’accueil, sa navigation ou encore ses sections. Ces éléments ne servent pas uniquement à faire joli, ils permettent surtout de donner des repères au lecteur.
Quand quelqu’un découvre ta publication, il ne connaît pas ton historique, ni la logique derrière tes différents sujets. C’est donc à ton espace de l’aider à comprendre où il est et par où commencer.
Ta page d’accueil peut mettre en avant les contenus que tu veux faire découvrir en priorité. Ta page À propos peut clarifier ta promesse. Et si tu abordes plusieurs thématiques, des sections ou une navigation bien pensées peuvent aider le lecteur à trouver plus facilement ce qui l’intéresse.
À mesure que ta bibliothèque grandit, tu peux aussi créer un vrai point d’entrée pour les nouveaux lecteurs. Une page “Commencer ici” par exemple peut devenir pertinente quand tu as suffisamment de contenus pour qu’on ne sache plus spontanément par où commencer.
J’en ai justement créé une pour Le Média à soi, voici mon exemple si tu veux t’en inspirer.
Et bien sûr, tout ce travail mérite d’être revu dans le temps. Ta promesse peut évoluer, certaines sections devenir inutiles et certaines pages ne plus refléter ce que tu proposes aujourd’hui. Pense donc à les mettre régulièrement à jour pour que l’ensemble reste cohérent avec l’image et la direction que tu veux donner à ta publication.
Le changement à faire, c’est donc de ne plus penser ta publication uniquement depuis ta place d’auteur, mais aussi depuis celle de la personne qui la découvre pour la première fois.
👩🏻💻 Travailler ensemble
Si tu veux construire un média capable de renforcer ton autorité, de rassembler une audience fidèle et de soutenir durablement ton activité, c’est précisément le travail que je mène dans mes accompagnements.
Voilà tout pour aujourd’hui !
Dis-moi en commentaire si tu t’es reconnu dans l’une de ces erreurs et laquelle tu comptes corriger en premier. Et si quelque chose reste encore flou, pose-moi tes questions, je te répondrai avec plaisir.
Et pour le bien public, pense à restacker l’article, il pourra aider d’autres auteurs à repérer ces erreurs à leur tour 🧡



Merci Nouha 🧡
Franchement t'écris trop bien, et j'apprends énormément de toi.
Merci beaucoup
Ne change surtout pas
Merci pour tes conseils 🧡
Merciiii pour ces précieux conseils