+356 abonnés Substack en 30 jours : les vrais leviers qui ont porté ma croissance
Sans audience ailleurs, une croissance construite exclusivement à l’intérieur de Substack et portée de plus en plus par le contenu plutôt que par le réseau.
Quand j’ai lancé cette newsletter, je pensais qu’un levier qui fonctionne continuerait à produire les mêmes résultats dans le temps.
En réalité, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé.
En analysant mes statistiques, j’ai réalisé que ce qui m’avait permis d’atteindre mes 200 premiers abonnés n’était plus ce qui alimentait ma croissance aujourd’hui.
Mieux encore : le levier que je considérais comme le plus important n’était plus celui qui me rapportait le plus d’abonnés.
Mes débuts reposaient sur une croissance très artisanale : beaucoup d’écriture de Notes, de conversations et de temps passé à participer à l’écosystème.
J’en parlais d’ailleurs dans cet article : Mes 200 premiers abonnés sur Substack, en partant de zéro.
Un mois et demi plus tard, nous sommes désormais plus de 600 ici.
Et ce qui me frappe en regardant les chiffres, ce n’est pas seulement la croissance de cette newsletter. C’est le fait qu’elle ne repose plus sur les mêmes mécanismes qu’au départ.
Dans cette édition, je te propose de décortiquer les trois leviers qui ont joué un rôle majeur dans cette nouvelle phase de croissance.
Au programme :
1. Pourquoi mes articles sont devenus mon principal levier de croissance sur Substack
2. Quand ma communauté a commencé à distribuer mon contenu à ma place
3. Pourquoi je continue à publier des Notes sur Substack
Allez c’est parti ! Bonne lecture 🧡
1. Pourquoi mes articles sont devenus mon principal levier de croissance sur Substack
À eux seuls, ces deux articles sont à l’origine de 49 % des nouveaux abonnements enregistrés sur ma newsletter au cours des 30 derniers jours, près d’un abonné sur deux, ce qui est énorme.
En croisant mes statistiques avec ce que Substack explique publiquement sur le fonctionnement de sa plateforme, je suis arrivée à une interprétation qui me semble assez crédible et cohérente.
Je te la partage juste en dessous.
1.1. Un capital relationnel existait déjà
Ces articles ne sont pas arrivés devant une audience totalement froide.
Pendant plusieurs semaines, j’avais publié des Notes, échangé avec d’autres auteurs, répondu aux commentaires et participé activement à l’écosystème.
Autrement dit, la première partie du travail de visibilité avait déjà été faite.
Quand ces articles sont sortis, ils ont été lus par des personnes qui me connaissaient déjà un peu et qui étaient naturellement plus susceptibles d’interagir avec mon travail.
Je pense que ce contexte a joué un rôle important.
1.2. Des contenus utiles au bon moment
Les deux articles ont deux points en commun :
Ils répondent à des problèmes immédiats : Ils répondent à une question que le lecteur se pose maintenant et pour laquelle il cherche déjà une solution. Quand un contenu arrive au moment où le besoin est réel, il a naturellement plus de chances d’être lu, partagé et recommandé.
Ils sont extrêmement actionnables : Le lecteur ne repart pas seulement avec une meilleure compréhension du sujet. Il repart avec des étapes concrètes, des exemples ou des décisions à prendre. Et historiquement, sur la plupart des plateformes de recommandation (YouTube, Medium, Quora, Reddit), ce type de contenu a tendance à mieux convertir que les contenus d’opinion.
Et ces deux caractéristiques expliquent aussi pourquoi ces deux articles sont les plus relus de toute ma newsletter, jusqu’à 27 lectures par le même abonné pour l’article sur les réglages Substack et 14 pour celui sur mes 200 premiers abonnés.

Contrairement à un article qu’on lit une fois avant de passer à autre chose, ces contenus servent davantage de ressources de référence. Les lecteurs y reviennent quand ils passent à l’action, ont un doute ou cherchent une information précise.
Je me dis d’ailleurs que les enregistrements et les relectures répétées doivent probablement envoyer un signal positif à Substack.
Après tout, quand un contenu est enregistré puis consulté plusieurs fois, c’est souvent le signe qu’il apporte une valeur durable. J’imagine que ça doit constituer un signal intéressant pour une plateforme dont l’objectif est de recommander des contenus pertinents à ses utilisateurs.
1.3. Si je devais reconstruire le scénario
Voici l’hypothèse qui me paraît la plus plausible :
Mike Cohen, responsable du Machine Learning chez Substack et acteur clé dans la conception du feed et des mécanismes de découverte, l’explique lui-même : “The goal is to get people to discover, subscribe, and ideally pay.”
Autrement dit, le système cherche à favoriser la découverte de publications auxquelles les lecteurs auront envie de s’abonner, voire de payer.
Les interactions (likes, commentaires, restacks, etc.) semblent faire partie des signaux observés par la plateforme quand elle cherche à déterminer quels contenus méritent d’être davantage diffusés.
Elles ne constituent toutefois pas l’objectif final du système, qui semble chercher à favoriser la découverte et les abonnements.
Ça me fait penser que Substack accorde une importance particulière à la capacité d’un contenu à générer des abonnements.
Par exemple, il est tout à fait possible qu’un article lu par 100 personnes et qui génère 5 abonnés, soit considéré comme plus performant par la plateforme et plus mis en avant qu’un article lu par 500 personnes sans aucun nouvel abonnement.
Je n’ai évidemment pas accès à l’algorithme de Substack, mais cette hypothèse me paraît cohérente avec les explications de Mike Cohen et avec ce que j’observe dans mes propres statistiques.
C’est une logique assez différente de celle d’Instagram ou de LinkedIn, où les plateformes cherchent surtout à maximiser l’engagement ou le temps passé sur le réseau.
Mais ce qui me paraît intéressant dans mon cas, c’est que la diffusion ne semble pas avoir reposé sur un seul mécanisme.
D’un côté, mes articles ont probablement bénéficié des mécanismes de découverte de Substack.
De l’autre, ils ont aussi commencé à circuler grâce aux lecteurs eux-mêmes : recommandations, restacks et mentions les ont exposés à de nouvelles audiences.
L’algorithme n’est donc probablement qu’une partie de l’histoire.
2. Quand ma communauté a commencé à distribuer mon contenu à ma place
S’il y a une chose qui m’a le plus marquée ces dernières semaines, c’est le moment où d’autres personnes ont commencé à faire circuler mon contenu.
J’ai d’abord observé cela à travers les restacks.
Certaines personnes prennent le temps d’expliquer pourquoi elles ont apprécié un article et pourquoi elles estiment qu’il mérite d’être lu.
En faisant ça, elles deviennent à leur tour des relais de diffusion.
Et quand je regarde mes chiffres, je vois clairement que certains de ces restacks ont généré des abonnés.
J’en profite d’ailleurs pour remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de le faire. Ce genre de geste peut sembler anodin, mais il représente BEAUCOUP pour moi.
À mes yeux, c’est l’un des plus beaux indicateurs de la santé d’un média.
Parce qu’il ne mesure pas seulement la portée d’un contenu. Il mesure aussi la confiance que les lecteurs lui accordent.
Cette même confiance, je la retrouve également dans les mentions.
Quand je reçois une notification de mention et que je découvre quelqu’un parler spontanément de ma newsletter à un nouvel arrivant sur Substack, ça me touche énormément.
Parce que depuis le début, j’ai été la seule à croire au potentiel de cette newsletter. Puis un jour, des lecteurs commencent à le faire à leur tour.
Ce que j’y vois avant tout, c’est une preuve de confiance.
Quand quelqu’un prend le temps de mentionner mon nom, c’est qu’il pense qu’il peut réellement être utile à la personne en face. Et en le faisant, il engage aussi une partie de sa crédibilité.
Et ça, c’est probablement la chose la plus précieuse que j’ai construite jusqu’à présent. C’est même le Graal !
Parce qu’il ne s’agit plus seulement de visibilité ou de croissance.
Il s’agit de voir que certaines personnes y trouvent suffisamment de valeur pour associer leur propre nom au mien en le recommandant à d’autres.
3. Pourquoi je continue à publier des Notes sur Substack
Au moment où je m’étais lancée sur Substack, les Notes ont été l’un de mes principaux leviers de découverte. Elles m’ont permise d’exister dans l’écosystème, de créer des premiers points de contact et d’attirer mes premiers abonnés.
Aujourd’hui, comme on peut le voir dans la capture, les Notes continuent de m’apporter des abonnés.
Aucune n’a véritablement “explosé” comme ça a pu être le cas avec plusieurs de mes Notes à mes débuts, mais elles produisent un effet cumulatif intéressant.
Elles représentent tout de même près de 35 % de la croissance de la newsletter sur les 30 derniers jours.
Toutes les Notes ne génèrent évidemment pas d’abonnements. Mais ce qui m’intéresse, c’est leur rôle dans l’ensemble.
Les Notes me permettent de rester présente dans l’esprit des lecteurs entre deux articles :
Je publie une newsletter par semaine. Sans les Notes, plusieurs jours pourraient s’écouler sans aucun point de contact avec mes lecteurs.
Or une relation ne se construit pas uniquement avec un grand contenu hebdomadaire. Elle se construit aussi dans la régularité, les petits rappels et les idées partagées au bon moment.
Elles servent aussi à continuer de participer à l’écosystème Substack :
Elles me permettent aussi d’échanger, de commenter, de réagir, de découvrir d’autres auteurs et d’être découverte en retour.
Même quand une Note ne génère pas directement beaucoup d’abonnés, elle contribue à maintenir une présence active sur la plateforme.
Et sur Substack, cette présence finit souvent par produire des effets dans la durée.
Elles me permettent de partager des idées qui ne méritent pas forcément un article complet :
Toutes les idées ne méritent pas une newsletter complète. Certaines ont plus de force quand elles sont partagées sur le moment, sans attendre d’être développées dans un format long.
Les Notes me permettent aussi de donner du contexte à mes articles, de partager certaines réflexions et d’aider les lecteurs à mieux comprendre ma façon de penser, mes angles et ma manière d’occuper cet espace. Et parfois, quelques lignes suffisent à provoquer un déclic.
Côté rythme, j’ai tout de même ajusté les choses. À mes débuts, je publiais quatre Notes par jour, sept jours sur sept.
Ces dernières semaines, avec le lancement de l’animation du Chat de la communauté et ses trois rendez-vous hebdomadaires, je suis plutôt passée à une ou deux Notes quotidiennes.
Je continue à leur accorder une vraie place, parce qu’elles restent un levier de présence, de relation et de découverte.
Ce que je retiens de cette période, c’est que la croissance d’une newsletter n’est pas linéaire.
Les leviers qui fonctionnent à un moment donné ne sont pas forcément ceux qui produiront les meilleurs résultats quelques semaines plus tard.
Ce qui m’a permis d’atteindre mes 200 premiers abonnés n’est pas ce qui m’a permis d’atteindre les 600.
D’abord, il y a eu les Notes et les interactions. Ensuite, deux articles ont joué un rôle d’accélérateur. Puis les recommandations de lecteurs ont amplifié la portée de mon travail.
Avec le recul, je ne vois pas ces leviers comme des alternatives. Je les vois comme des couches qui s’accumulent.
Les deux articles dont j’ai parlé ont été publiés il y a plusieurs semaines, l’un il y a environ un mois, l’autre il y a près de trois semaines. Pourtant, ils continuent encore aujourd’hui à être lus, partagés, restackés et à attirer de nouveaux abonnés.
Ils n’ont pas uniquement généré des résultats le jour de leur publication.
Chaque contenu de qualité vient enrichir un actif qui peut continuer à travailler dans la durée.
Contrairement à la plupart des contenus courts, qui disparaissent rapidement dans le flux, un bon article peut continuer à circuler et à créer des opportunités de découverte plusieurs semaines, voire plusieurs mois après sa publication.
Si je devais te proposer une seule action à mettre en place après la lecture de cet article, et si ton sujet, ton positionnement et ta manière d’écrire s’y prêtent, ce serait celle-ci :
Choisis un problème précis que ton audience rencontre régulièrement et consacre un article entier à sa résolution.
Pas un article d’opinion ou d’inspiration, mais un article qui aide concrètement ton lecteur à avancer.
L’objectif est de créer un contenu suffisamment utile pour qu’on ait envie de l’enregistrer, d’y revenir plus tard ou de le partager à quelqu’un qui rencontre le même problème.
Et surtout n’aie pas peur d’aller très loin dans la valeur apportée.
C’est exactement ce que j’ai essayé de faire avec les deux articles dont je viens de parler.
Fais le test de ton côté. Je serais curieuse de voir si tu observes les mêmes effets que moi dans les semaines qui suivent.
Si tu as le sentiment de beaucoup investir dans ta visibilité sans obtenir des résultats à la hauteur de tes efforts, sache que j’accompagne les experts, consultants et indépendants à construire un média d’autorité : un levier d’acquisition durable, plus stable et moins dépendant des plateformes.
Tu trouveras toutes les informations ICI
Voilà tout pour aujourd’hui ! Merci de m’avoir lue jusqu’ici 🧡
Et comme toujours, je serais ravie d’avoir ton retour. N’hésite pas à me dire en commentaire ce qui t’a marqué, ce qui t’a surpris ou ce que tu observes de ton côté.










Excellent article comme toujours Nouha 🧡 ! Merci ☺️
Y en a marre d'identifier des problèmes à résoudre pour une audience ! 😉 Des mois que je lis ça dans tous les posts de spécialistes Instagram, marketing, business, etc. Moi je propose de parler d’art, personne n’a un problème à résoudre avec l’art, alors je fais comment pour survivre ? 😅