Substack : les 5 éléments à clarifier avant de chercher plus d’abonnés
Une grille concrète, appliquée à de vrais profils, pour rendre ta présence Substack plus claire, plus lisible et plus immédiatement compréhensible.
Depuis plusieurs semaines, le même sujet revient dans le chat de la communauté, pendant les Q&A hebdomadaires, mais aussi dans les diagnostics que j’ai pu faire en visio avec certains abonnés.
Les newsletters sont différentes, les univers aussi, mais le blocage est plus ou moins le même :
“Est-ce que mon positionnement est clair ?”
“Qu’est-ce que tu comprends de ma newsletter quand tu arrives sur ma page ?”
“Est-ce qu’on comprend assez vite à qui s’adressent mes articles ?”
Derrière ces questions, il y a surtout un enjeu de lisibilité. Beaucoup de personnes savent plus ou moins ce qu’elles veulent écrire, mais ne savent pas encore comment le rendre clair pour quelqu’un qui arrive de l’extérieur.
Résultat, elles demandent au lecteur de deviner trop de choses, et sur Substack comme ailleurs, un lecteur qui découvre ton univers pour la première fois ne fera pas toujours cet effort-là.
C’est pour ça que j’ai eu envie de traiter le sujet autrement : pas seulement avec une grille théorique, mais en l’appliquant à de vrais profils d’abonnés de la communauté du Média à Soi.
Dans cet article, je vais partir des cinq éléments qui rendent une présence plus lisible et les regarder à travers des mini-cas concrets.
Petite précision avant de commencer : ces mini-analyses s’appuient uniquement sur les éléments visibles de chaque profil (bio, page À propos, titres d’articles et univers éditorial.)
Il ne s’agit donc pas d’un diagnostic complet, mais d’un exercice de lisibilité. Un échange plus poussé avec chaque auteur permettrait évidemment d’aller plus loin.
Au programme
Clarifier le sujet de ta newsletter Substack : de quoi parles-tu vraiment ?
Clarifier ton angle éditorial : quel regard poses-tu sur ton sujet ?
Définir ton lecteur prioritaire : à qui s’adresse vraiment ta newsletter ?
Clarifier ta promesse de lecture : pourquoi un lecteur devrait-il s’abonner ?
La différenciation : ce qui rend ta newsletter Substack reconnaissable
Conclusion
Petite précision avant de commencer : pour ces mini-analyses, je me suis appuyée uniquement sur les éléments visibles de chaque profil : bio, page À propos, titres d’articles, et univers éditorial.
Je n’ai pas mené d’entretien approfondi avec les personnes concernées. Il ne s’agit donc pas d’un diagnostic complet, mais d’un exercice de lisibilité : ce que l’on comprend, ce qui se devine, et ce qui pourrait être rendu plus clair pour un lecteur qui découvre la newsletter pour la première fois.
Un échange plus poussé avec chaque auteur permettrait évidemment d’aller plus loin, en creusant l’intention, le parcours, les objectifs et les choix éditoriaux de chacun.
1. Clarifier le sujet de ta newsletter Substack : de quoi parles-tu vraiment ?
Le sujet, c’est le territoire éditorial dans lequel ta newsletter s’inscrit : ce dont tu parles principalement, et le fil qui relie tes articles entre eux.
Il doit permettre à un lecteur de comprendre rapidement où il arrive, sans avoir besoin de reconstruire lui-même le lien entre tes textes, ta bio, ton nom de newsletter et tes différentes idées.
Un sujet clair ne veut pas dire un sujet étroit ou figé. Il peut être conret, sensible, hybride et même évolutif. Mais il doit donner un repère. Il doit aider le lecteur à se dire : “Je vois dans quel univers j’entre.”
Le profil de Delphine est intéressant pour parler du sujet, parce qu’il part d’une expérience personnelle forte : avancer avec une douleur chronique, se remettre en mouvement, retrouver un rapport possible à son corps malgré ce qui limite.
L’enjeu n’est donc pas de rendre son univers plus froid ou plus “marketing”. Au contraire. Il s’agit de trouver le bon niveau de formulation pour que cette expérience personnelle devienne lisible pour d’autres lecteurs.
Clarifier le sujet : Delphine, La Montagne Invisible
Ce qui est déjà lisible
Chez Delphine, on comprend vite qu’il y a un point de départ fort : la douleur chronique, la marche, le défi personnel et l’envie d’avancer malgré ce qui freine.
Le nom La Montagne Invisible est déjà très parlant. Il évoque une épreuve réelle, mais pas toujours visible de l’extérieur. C’est un bon point d’entrée, parce qu’il donne immédiatement une tension : il y a quelque chose à gravir, même si tout le monde ne le voit pas.
Sa bio renforce cette direction : elle parle de se mettre au défi malgré les douleurs chroniques, de préparer cinq jours de randonnée en Valais, de partager ses entraînements, son matériel, et de créer un espace pour s’encourager, un pas après l’autre.
On comprend donc qu’il ne s’agit pas seulement de randonnée. Il y a derrière une question plus intime : comment continuer à avancer quand le corps impose des limites que les autres ne voient pas toujours ?
Ce qui pourrait être clarifié
Le sujet pourrait gagner en lisibilité s’il était formulé au bon niveau.
Chez Delphine, plusieurs lectures sont possibles. On peut croire qu’il s’agit d’un journal de randonnée, d’un récit autour de la douleur chronique, d’un défi personnel, d’un carnet d’entraînement ou d’un espace d’encouragement.
Tout cela est cohérent, mais le sujet le plus fort semble se situer entre ces différentes portes d’entrée.
Le vrai territoire pourrait être : avancer avec une limite invisible, retrouver confiance dans son corps et documenter les petites victoires qui rendent le chemin possible.
C’est plus large qu’un défi ponctuel, mais plus incarné qu’un sujet général sur la douleur chronique.
Version moins claire
Je raconte mon défi de marche, mes douleurs chroniques et ce que j’apprends en chemin.
Cette formulation donne les éléments principaux, mais elle reste encore attachée aux faits : le défi, la marche, les douleurs. Elle ne fait pas apparaître le territoire que cette expérience permet d’explorer.
Version plus claire
J’explore ce que signifie avancer avec une limite invisible, à travers la marche, la douleur chronique et les petites victoires du quotidien.
Clarifier son sujet, ce n’est pas additionner toutes les facettes de ce que l’on raconte. C’est trouver le fil qui les rend lisibles ensemble.
Quand une newsletter part d’une expérience personnelle forte, le sujet ne doit pas rester collé à l’événement. Il doit faire apparaître ce que cette expérience permet d’explorer pour les autres.
2. Clarifier ton angle éditorial : quel regard poses-tu sur ton sujet ?
Le sujet dit de quoi parle ta newsletter.
L’angle dit ce que tu choisis de faire voir à travers ce sujet.
C’est une nuance importante, parce que plusieurs newsletters peuvent traiter le même thème sans proposer la même expérience de lecture. Deux personnes peuvent parler d’écologie, d’écriture, de parentalité ou de business, mais ne pas éclairer les mêmes tensions, les mêmes contradictions, ni les mêmes questions.
L’angle permet donc au lecteur de comprendre non seulement ce que tu explores, mais surtout le regard que tu vas l’aider à poser dessus.
C’est souvent là que ton positionnement devient plus reconnaissable, parce que ta manière de l’aborder l’est davantage.
Le profil de Marie MARACHE est intéressant pour cette raison, il permet de voir très concrètement la différence entre un sujet clair et un angle vraiment distinctif.
Clarifier l’angle : Marie Marache, L’Éléphant au milieu du couloir
Ce qui est déjà lisible
Chez Marie, le territoire est identifiable : limites planétaires, transition écologique, ressources, modes de vie et transitions justes.
Son profil d’experte RSE et d’agronome donne à son approche un ancrage concret. On comprend qu’elle ne parle pas d’écologie comme d’une grande idée abstraite, mais à partir du vivant, des systèmes de production et des contraintes physiques qui soutiennent nos choix collectifs.
Ce qui pourrait être clarifié
L’angle pourrait être formulé de manière plus nette.
À première vue, on pourrait penser que la newsletter de Marie parle surtout de RSE, de limites planétaires ou de transition écologique. Mais ses titres font apparaître un point de vue plus spécifique.
Quand elle écrit sur les data centers, l’IA, l’hélium, le soufre, l’agriculture ou la transition énergétique, elle ne traite pas ces sujets séparément. Elle les relie à une même question : de quoi nos modes de vie dépendent-ils vraiment ?
C’est là que son angle devient plus fort.
Marie ramène les grands récits de progrès, de confort et de transition à leur réalité physique : les matières premières, les chaînes d’approvisionnement, les ressources limitées et les arbitrages que l’on préfère souvent ne pas regarder.
Autrement dit, elle met en lumière l’éléphant au milieu du couloir.
Version moins claire
Experte RSE et agronome, j’explore les limites planétaires et les transitions justes. Passionnée de nature, volley et de débats. « Nous ne défendons pas la nature, sommes la nature qui se défend. » — autrice de Un éléphant au milieu du couloir.
Cette formulation pose bien son expertise et son territoire, mais elle ne fait pas encore apparaître le point de vue le plus distinctif de la newsletter.
Version plus claire
Experte RSE et agronome, j’explore ce que nos grands récits de transition préfèrent ne pas regarder : les ressources finies, les dépendances matérielles et les arbitrages physiques qui rendent nos modes de vie possibles.
Un angle fort consiste à assumer une manière précise de regarder son sujet, pour aider le lecteur à voir ce qu’il n’aurait pas forcément vu autrement.
3. Définir ton lecteur prioritaire : à qui s’adresse vraiment ta newsletter ?
Le lecteur prioritaire, ce n’est pas simplement une “cible” au sens marketing du terme.
C’est la personne qui a le plus de chances de se reconnaître dans ce que tu écris : dans une question que tu poses, une tension que tu explores ou une manière de regarder le monde.
Sur Substack, cette nuance compte. On s’abonne parce qu’une voix nous retient. Parce qu’un texte formule quelque chose que l’on ressentait sans l’avoir encore nommé.
Clarifier son lecteur prioritaire, c’est rendre plus visible la personne à qui l’on parle en premier, qu’elle vienne chercher un éclairage, une solution à son besoin ou une simple résonance.
Le profil de Séverine Roussel est intéressant ici parce que sa newsletter porte déjà une tension forte. Son lecteur existe déjà, mais il pourrait être rendu plus précis.
Définir ton lecteur prioritaire : Séverine Roussel, Inspire le changement
Ce qui est déjà lisible
Chez Séverine, on comprend rapidement qu’il y a un univers autour du changement, des blocages intérieurs, de la prise de décision et du passage à l’action.
Sa bio pose une scène très reconnaissable et ses articles confirment cette direction.
On sent qu’elle parle à des entrepreneurs déjà en mouvement, qui perçoivent un décalage : quelque chose ne les fait plus vibrer, ils se dispersent, ou ils repoussent une décision qu’ils connaissent déjà intérieurement.
Ce qui pourrait être clarifié
Ce qui pourrait être précisé, c’est la manière de nommer l’entrepreneur qui traverse ce moment.
“Pour les entrepreneurs en mouvement” donne une direction, mais reste encore assez large. Le mot “mouvement” est intéressant, parce qu’il montre que Séverine ne s’adresse pas à des personnes totalement arrêtées ou perdues. Mais il pourrait être rendu plus incarné.
La clarification consiste donc à rendre la cible plus immédiatement reconnaissable : non pas “les entrepreneurs en mouvement” au sens large, mais ceux qui commencent à sentir que leur manière d’avancer mérite d’être réinterrogée.
Version moins claire
Il y a des matins où ça bloque. Tu ne sais pas où, ni pourquoi. Mais ça bascule. C’est là que j’interviens : comprendre ce qui bloque, trouver la bonne direction, passer à l’action. Pour les entrepreneurs en mouvement.
Version plus claire
Pour les entrepreneurs qui continuent d’avancer, mais sentent que leur élan ne les emmène plus exactement au bon endroit.
Cette version est plus forte, parce qu’elle ne décrit pas seulement une catégorie de personnes. Elle montre une tension reconnaissable : le lecteur n’est pas à l’arrêt, il continue d’agir, mais quelque chose dans sa direction, son rythme ou sa manière d’avancer ne semble plus tout à fait juste.
Clarifier son lecteur prioritaire, ce n’est pas forcément chercher une cible plus étroite. Cela peut aussi passer par le fait de préciser le moment où cette personne devient réceptive à ce que tu écris.
4. Clarifier ta promesse de lecture : pourquoi un lecteur devrait-il s’abonner ?
La promesse de lecture, c’est ce que le lecteur comprend qu’il pourra retrouver chez toi, article après article.
Elle répond à une question simple : qu’est-ce que cette newsletter va me faire comprendre ou ressentir si je choisis de m’y abonner ?
Sur Substack, cette promesse peut être littéraire, analytique ou intime. Elle n’a pas besoin d’être froide ou utilitaire. Mais elle doit être assez lisible pour transformer une lecture ponctuelle en lecture régulière.
Le profil de Henrik Nourry est intéressant pour cette raison. Avec Mes Minuits, on comprend tout de suite qu’il y a une voix et un rapport très personnel à l’écriture et à la nuit. Mais la promesse reste implicite.
Clarifier la promesse : Henrik Nourry, Mes Minuits
Ce qui est déjà lisible
Chez Henrik, on comprend rapidement qu’il y a un univers littéraire, nocturne et très personnel.
Ses titres confirment cet univers. On comprend qu’il écrit à partir de souvenirs, de lieux, de chansons, de questions intimes et de détails qui deviennent matière à création.
On comprend donc qu’on n’entre pas dans une simple newsletter sur l’écriture, mais dans un espace où les traces affectives et les détails du quotidien deviennent matière à texte.
Ce qui pourrait être clarifié
La voix est là, mais la promesse de lecture pourrait être rendue plus lisible.
Aujourd’hui, on comprend qu’on entre dans un univers littéraire, sensible et personnel.
Mais un nouveau lecteur peut encore hésiter sur ce qu’il vient chercher ici, article après article : les coulisses d’un auteur, des fragments intimes, une réflexion sur l’écriture, une expérience de résonance ?
Tout cela peut coexister. L’enjeu n’est donc pas de réduire l’univers, mais de choisir ce que la newsletter promet en priorité.
À partir du même territoire (la nuit, l’écriture, les souvenirs, les détails qui restent) Henrik pourrait formuler deux promesses différentes.
Promesse 1 - L’atelier d’écriture
J’ouvre les coulisses de mes nuits d’écriture, là où un fragment intime devient matière à poème, à roman ou à question qui reste.
Ici, la promesse est tournée vers la création.
Le lecteur vient chercher les coulisses d’un auteur : le moment où une sensation, une trace ou une obsession devient un texte. C’est une promesse forte pour celles et ceux qui aiment l’écriture, la littérature et les processus créatifs.
Promesse 2 - La résonance intime
Des textes à lire à la nuit tombée, pour retrouver dans un souvenir, une chanson ou une phrase quelque chose qu’on n’avait pas encore su formuler.
Ici, la promesse est tournée vers l’expérience émotionnelle du lecteur.
Il ne vient pas seulement suivre une réflexion sur l’écriture. Il vient lire des textes capables de faire remonter quelque chose de familier : une émotion, une mémoire, une part de lui restée sans mots.
Ces deux promesses partent du même univers, mais elles ne proposent pas la même expérience. La première dit : “viens voir comment un texte naît.” La seconde dit : “viens lire quelque chose qui peut réveiller une part de toi.”
Clarifier sa promesse de lecture, ce n’est pas choisir tous les sujets que l’on va aborder. C’est faire comprendre l’expérience que le lecteur vient retrouver, et la raison pour laquelle il aura envie de revenir.
5. La différenciation : ce qui rend ta newsletter Substack reconnaissable
La différenciation, c’est ce qui permet à un lecteur de comprendre pourquoi il devrait te lire toi, alors qu’il existe déjà d’autres contenus sur le même thème.
Elle peut venir de ton expérience, de ta méthode, de ton ton, de ta manière de relier deux univers, ou encore d’un refus clair : ne pas traiter le sujet comme il est habituellement traité.
Sur Substack, la différenciation doit être perceptible. Un lecteur doit pouvoir sentir assez vite ce qui rend ton approche identifiable, ce qu’il ne trouvera pas exactement de la même manière ailleurs.
Le profil d’Athlète hybride est intéressant pour cette raison. Son sujet est clair, mais dans un univers déjà très occupé, l’enjeu est de rendre plus visible ce qui rend son approche singulière.
Clarifier sa différenciation : Athlète hybride
Ce qui est déjà lisible
Chez Athlète hybride, le sujet est clair : aider les coureurs à devenir plus forts, plus athlétiques et à progresser dans leur discipline.
La bio pose déjà une cible précise : les coureurs.
Les titres confirment cette direction. On comprend qu’il ne parle pas seulement de course à pied. Il crée un pont entre running, renforcement, calisthénie et progression sportive.
Ce qui pourrait être clarifié
Le point le plus différenciant ne semble pas seulement être “course à pied + renforcement”.
Il est plutôt dans une tension plus forte : parler aux coureurs qui veulent progresser, sans se réduire à leurs chronos ni sacrifier leur force, leur corps, leur polyvalence ou le plaisir de s’entraîner autrement.
À partir du même sujet, deux différenciations peuvent être pertinentes.
La première insiste sur la méthode. La seconde sur la vision du coureur.
Différenciation par la méthode
J’aide les coureurs à devenir plus complets grâce à une approche hybride qui combine course à pied, calisthénie et renforcement au poids du corps.
Ici, la différence vient du croisement des pratiques.
On comprend que la newsletter parle de méthode hybride pour construire un coureur plus fort, plus solide et plus polyvalent.
Différenciation par la vision
Pour les coureurs qui veulent progresser sans sacrifier leur force, leur corps ni leur plaisir de s’entraîner autrement.
Ici, la différence vient de la philosophie.
On ne parle pas seulement au coureur qui cherche à améliorer ses chronos. On parle à celui qui veut devenir meilleur en course, tout en développant un corps plus solide, plus athlétique et plus complet.
Clarifier ta différenciation, c’est faire apparaître plus nettement la tension que ton approche résout, le choix qu’elle assume, ou le déplacement qu’elle propose.
Pour rendre cette grille encore plus concrète, je te propose de l’appliquer à un même profil : le mien.
L’idée est de montrer comment les 5 éléments peuvent s’articuler entre eux quand ils ne sont plus analysés séparément, mais réunis dans une même présence.
Une fois ces cinq éléments clarifiés, il faut les rendre visibles dans l’ensemble de ta présence sur la plateforme.
Ton nom de newsletter, ta bio, tes articles épinglés, tes Notes, tes commentaires : chacun de ces points de contact donne au lecteur un fragment de ton univers.
Ils n’ont pas besoin de répéter exactement la même chose. Mais ensemble, ils doivent pointer dans la même direction.
C’est ce qui permet à un nouveau lecteur de comprendre plus vite où il arrive, ce qu’il peut attendre, et pourquoi il pourrait avoir envie de rejoindre ton univers.
Ce travail peut sembler moins urgent que publier davantage. Mais c’est souvent lui qui permet à chaque prise de parole de mieux travailler pour toi.
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Voilà pour aujourd’hui ! 🧡
J’espère sincèrement que cette grille t’aidera à regarder ta propre présence Substack avec plus de recul, et à repérer ce que tu peux clarifier pour la rendre plus lisible.
Un grand merci aux profils qui ont accepté de jouer le jeu. J’espère que ces mini-analyses vous donneront quelques pistes concrètes à appliquer.
Si tu apprécies mon travail, n’hésite pas à restacker cet article pour le faire découvrir à d’autres.
Et comme d’habitude, j’ai hâte de te retrouver dans les commentaires.










J'ai lu mac section plusieurs fois, Nouha. Merci de m'avoir choisie pour illustrer le point sur le lecteur prioritaire et de l'avoir fait avec autant de précision.
Le glissement que tu proposes entre « les entrepreneurs en mouvement » et « ceux qui sentent que leur élan ne les emmène plus exactement au bon endroit » c'est là où la cible passe de catégorie à moment. Ce moment-là change tout à la façon dont un texte accroche ou non. J'enseigne ça à mes clientes sur leur propre message. Je ne l'avais pas encore formulé aussi clairement pour moi.
Ce que tu montres avec Delphine suit la même logique : une expérience personnelle forte peut rester collée à l'événement au lieu d'ouvrir sur le territoire qu'elle permet d'explorer. Ta réécriture fait exactement ça, elle déplace le sujet de « ce qui m'arrive » vers « ce que ça permet de traverser pour d'autres ». C'est souvent le seul écart qu'il reste à franchir quand la voix est déjà là.
Pour Marie, je reconnais quelque chose d'un peu différent : elle a trouvé son fil mais pas encore la formulation qui le rend immédiatement visible. L'éléphant au milieu du couloir, quelque chose qu'on voit tous mais qu'on préfère ne pas nommer. Ta réécriture le dit enfin à voix haute.
Les deux promesses que tu proposes pour Henrik m'ont questionnées. Pas parce qu'elles sont différentes, parce qu'elles ne s'adressent pas au même besoin de lecture. L'une attire les curieux du processus créatif. L'autre, ceux qui cherchent une résonance intime. Choisir, c'est décider de quel lecteur on veut fidéliser en premier.
Et sur Athlète hybride, la distinction entre différenciation par la méthode et différenciation par la vision dit quelque chose d'essentiel : la méthode dit « voilà comment je fais », la vision dit « voilà à qui je m'adresse vraiment ». Ce ne sont pas les mêmes lecteurs. Pas la même promesse. Et pourtant la matière de départ est identique.
Un article concret, utile, généreux. Merci pour ce que nous apporte.
Wow! Quel boulot! Impressionnant et super intéressant pour toutes et tous et pas que pour les profils étudiés individuellement.
Chaque cas apporte un nouvel éclairage et reste pertinent pour beaucoup de rédactrices et rédacteurs de contenu sur substack. Merci beaucoup pour tes remarques sur mon profil que je vais m'empresser de mettre en oeuvre et Bravo