Ce que Substack lui a permis de construire en 7 mois, les limites derrière cette croissance et les enseignements stratégiques à tirer de son retour d’expérience.
Merci Nouha pour ce partage, ça résonne fort. "Les réseaux sociaux, ben c'est pas à toi" — Raquel a raison, et c'est justement pour ça qu'on prend le temps de construire, pierre par pierre, comme on bâtissait autrefois autour de l'arbre à palabres : pas pour l'audience du jour, mais pour la transmission qui reste. 3800 abonnés, c'est beau. Mais la vraie question qu'elle pose — "pour construire quoi derrière ?" — c'est celle qu'on devrait tous se poser avant même de publier la première ligne. Honnêteté et Sincérité, Wens
C'est moi qui vous remercie de l'avoir aussi bien reformulé.
L'arbre à palabres, la mémoire des aînés qu'on perd si personne ne s'assoit pour écouter. C'est exactement de ça qu'il s'agit. Bâtir pour ce qui reste, pas pour l'audience du jour.
Et le "pour construire quoi derrière", vous y répondez mieux que moi : ça part des raisons profondes, pas des fonctionnalités. La Lettre de Wens a l'air d'être née au bon endroit.
Merci Nouha, votre réponse résonne juste. Chez nous, au pied de l'arbre à palabres, on dit qu'avant de planter, il faut savoir pourquoi on plante — sinon on récolte des fruits qu'on ne sait pas nommer. Le "pourquoi" que vous posez, c'est exactement cette clairière qu'il faut ouvrir avant de bâtir quoi que ce soit.
Pour ma part, avec La Lettre de Wens, ce "pourquoi" est né des aînés de mon village, de leur mémoire qu'on risque de perdre si personne ne s'assoit pour l'écouter. Et je crois que c'est en partant de ces raisons profondes — pas des fonctionnalités — que naissent les bons outils.
Comme le sport (et après 20 ans de recul sur le sujet, blogueur depuis 2003) : régularité, régularité et régularité. Ajoutons un soupçon d’authenticité, deux doigts de putaclic quand il le faut (pas trop souvent) et répondre aux commentaires. Il n’y a que ça qui marche. Sur le long terme.
Bravo pour les 20 ans de blogging ! Avec autant de recul, tu dois avoir tiré un paquet d’enseignements sur ce qui fonctionne dans le temps 🫡
Je te rejoins complètement sur la régularité et le fait d’échanger avec les lecteurs (d’ailleurs, les créateurs qui ne répondent pas aux commentaires ou qui le font deux semaines après, j’avoue que j’ai un peu de mal !)
J’ajouterais quand même quelques ingrédients à la recette, savoir ce qu’on veut apporter, à qui, mais aussi où on veut aller et quel objectif on cherche à atteindre, puis construire sa stratégie éditoriale autour de ça.
Completement aligné comme on dit en entreprise. Disons que je n’ai jamais eu de stratégie éditoriale et comme tous ceux qui ont cartonné à la grande époque c’était l’ingénuité de l’absence de ligne édito qui amena le succès. Maintenant en 2026 il faut une ligne. Ce qui explique mon « insuccès » relatif mais qui me garantit zéro pression. J’ai recommencé la semaine dernière une nouvelle newsletter payante, à zéro, avec ligne édito et ça me fatigue déjà de savoir la montagne à gravir. On fera les comptes dans un an. Tu as entièrement raison sur l’objectif. Et je me rends compte que je ne l’avais pas fixé 😂
C’est sûr que ce qui fonctionnait à l’époque des blogs et ce qui fonctionne aujourd’hui ne peut pas être exactement la même chose.
L’écosystème était beaucoup moins saturé et moins professionnalisé…
Mais sincèrement, la ligne éditoriale comme je la vois, et comme je l’ai construite pour moi et pour mes clients, elle n’est justement pas censée devenir une contrainte qui enlève tout le plaisir et la spontanéité.
Je la vois plutôt comme un fil conducteur, un cadre qui donne une direction, mais qui doit rester suffisamment souple.
Et surtout, elle doit partir de ce qu’on a réellement envie de partager, sinon, effectivement, ça risque de devenir très vite fatigant. Et si on ne prend plus de plaisir, c’est sûr qu’on finira par lâcher.
En tout cas, tu me donneras des nouvelles quand tu feras les comptes, je suis curieuse de voir ce que ça aura donné 😁
Top l'interview ! "S'amuser sur Substack et innover", c'est ça qui me fait tenir : je me suis créé un RDV des lundis d'innovation en dédiant mon temps Substack à utiliser une nouvelle fonctionnalité ou améliorer l'existant comme ma raison d'être : écrire me permet d'affiner mon "pourquoi" au fil du temps et j'adore en profiter pour changer ma manière de me présenter
Et de mon côté, c’est aussi pour ça que je n’ai pas réussi à rester dans le salariat, il me manquait ce côté expérimentation, le fait de tester de nouvelles choses et d’évoluer au rythme que je veux.
Sur Substack comme ailleurs, j’adore tester, voir ce qui fonctionne ou pas et c’est clairement ce qui me procure le plus de plaisir 🙌
J'aime beaucoup cette édition, comme souvent chez toi tu vas au fond des choses. Mais là il y a un truc en plus qui compte beaucoup pour moi : l'honnêteté sur les limites. Tu sépares clairement ce qui est su et ce qui reste supposition, sans combler le vide avec des théories qui sonnent bien mais qui n'apportent rien de solide.
Sur un sujet comme l'algorithme, où tout le monde balance sa version, ça fait du bien de lire quelqu'un qui accepte de dire : jusque-là, et pas plus loin.
Et finalement je trouve ça assez sain, même si c'est compliqué : construire un média sans être constamment dans l'analyse de l'algorithme. Bien sûr que c'est important. Mais le fait que Substack ne le rende pas accessible, ça permet justement de s'en détacher, et de construire pour son audience.
Je trouve que ça change la donne.
Et j'ai l'impression que c'est un phénomène qui commence à revenir sur d'autres réseaux aussi.
Ce que tu pointes, c'est ce qui m'a marqué aussi. Dire "jusque-là, et pas plus loin" sur un sujet où tout le monde balance sa version de l'algorithme, c'est rare. Et honnêtement ça repose.
Et je suis assez d'accord avec ton renversement : le fait que Substack ne rende pas l'algo lisible, ça oblige à se détacher du décryptage permanent pour construire vraiment pour les gens (les êtres humains) qui nous lisent. C'est inconfortable au début. Puis ça libère beaucoup d'énergie.
Comme tu as pu le voir maintenant, je suis quelqu’un d’assez factuel, j’aime m’appuyer sur du concret dans tout ce que je partage ici, et éviter de tirer des conclusions quand je n’ai pas assez d’infos.
Sur l’algorithme, et notamment sur l’onboarding, les infos disponibles restent encore très limitées…
Et puis, à force, c’est fatigant d’essayer de deviner le fonctionnement de quelque chose sur lequel on n’a finalement que très peu de prise !
Consacrons cette énergie à ce qu’on peut vraiment travailler, ce qu’on publie et la valeur qu’on apporte à nos lecteurs.
Je suis contente que tu apprécies cette façon d’aborder les choses 🧡
Merci Nouha pour ce partage, ça résonne fort. "Les réseaux sociaux, ben c'est pas à toi" — Raquel a raison, et c'est justement pour ça qu'on prend le temps de construire, pierre par pierre, comme on bâtissait autrefois autour de l'arbre à palabres : pas pour l'audience du jour, mais pour la transmission qui reste. 3800 abonnés, c'est beau. Mais la vraie question qu'elle pose — "pour construire quoi derrière ?" — c'est celle qu'on devrait tous se poser avant même de publier la première ligne. Honnêteté et Sincérité, Wens
C'est moi qui vous remercie de l'avoir aussi bien reformulé.
L'arbre à palabres, la mémoire des aînés qu'on perd si personne ne s'assoit pour écouter. C'est exactement de ça qu'il s'agit. Bâtir pour ce qui reste, pas pour l'audience du jour.
Et le "pour construire quoi derrière", vous y répondez mieux que moi : ça part des raisons profondes, pas des fonctionnalités. La Lettre de Wens a l'air d'être née au bon endroit.
Merci pour ce retour Wens,
C’est ça, clarifier d’abord pourquoi on construit ce média et ce qu’on veut qu’il nous permette d’accomplir.
Et à partir de là on peut réfléchir aux contenus, aux actions et aux fonctionnalités de la plateforme qui serviront réellement cet objectif 👌
Oui, exactement dans cet ordre.
Le pourquoi d'abord, et seulement après les contenus et les fonctionnalités. La plupart des gens font l'inverse, et c'est là qu'ils s'épuisent.
Merci pour cet article !
Merci Nouha, votre réponse résonne juste. Chez nous, au pied de l'arbre à palabres, on dit qu'avant de planter, il faut savoir pourquoi on plante — sinon on récolte des fruits qu'on ne sait pas nommer. Le "pourquoi" que vous posez, c'est exactement cette clairière qu'il faut ouvrir avant de bâtir quoi que ce soit.
Pour ma part, avec La Lettre de Wens, ce "pourquoi" est né des aînés de mon village, de leur mémoire qu'on risque de perdre si personne ne s'assoit pour l'écouter. Et je crois que c'est en partant de ces raisons profondes — pas des fonctionnalités — que naissent les bons outils.
Honnêteté et Sincérité, Wens
Comme le sport (et après 20 ans de recul sur le sujet, blogueur depuis 2003) : régularité, régularité et régularité. Ajoutons un soupçon d’authenticité, deux doigts de putaclic quand il le faut (pas trop souvent) et répondre aux commentaires. Il n’y a que ça qui marche. Sur le long terme.
Bravo pour les 20 ans de blogging ! Avec autant de recul, tu dois avoir tiré un paquet d’enseignements sur ce qui fonctionne dans le temps 🫡
Je te rejoins complètement sur la régularité et le fait d’échanger avec les lecteurs (d’ailleurs, les créateurs qui ne répondent pas aux commentaires ou qui le font deux semaines après, j’avoue que j’ai un peu de mal !)
J’ajouterais quand même quelques ingrédients à la recette, savoir ce qu’on veut apporter, à qui, mais aussi où on veut aller et quel objectif on cherche à atteindre, puis construire sa stratégie éditoriale autour de ça.
Completement aligné comme on dit en entreprise. Disons que je n’ai jamais eu de stratégie éditoriale et comme tous ceux qui ont cartonné à la grande époque c’était l’ingénuité de l’absence de ligne édito qui amena le succès. Maintenant en 2026 il faut une ligne. Ce qui explique mon « insuccès » relatif mais qui me garantit zéro pression. J’ai recommencé la semaine dernière une nouvelle newsletter payante, à zéro, avec ligne édito et ça me fatigue déjà de savoir la montagne à gravir. On fera les comptes dans un an. Tu as entièrement raison sur l’objectif. Et je me rends compte que je ne l’avais pas fixé 😂
C’est sûr que ce qui fonctionnait à l’époque des blogs et ce qui fonctionne aujourd’hui ne peut pas être exactement la même chose.
L’écosystème était beaucoup moins saturé et moins professionnalisé…
Mais sincèrement, la ligne éditoriale comme je la vois, et comme je l’ai construite pour moi et pour mes clients, elle n’est justement pas censée devenir une contrainte qui enlève tout le plaisir et la spontanéité.
Je la vois plutôt comme un fil conducteur, un cadre qui donne une direction, mais qui doit rester suffisamment souple.
Et surtout, elle doit partir de ce qu’on a réellement envie de partager, sinon, effectivement, ça risque de devenir très vite fatigant. Et si on ne prend plus de plaisir, c’est sûr qu’on finira par lâcher.
En tout cas, tu me donneras des nouvelles quand tu feras les comptes, je suis curieuse de voir ce que ça aura donné 😁
Top l'interview ! "S'amuser sur Substack et innover", c'est ça qui me fait tenir : je me suis créé un RDV des lundis d'innovation en dédiant mon temps Substack à utiliser une nouvelle fonctionnalité ou améliorer l'existant comme ma raison d'être : écrire me permet d'affiner mon "pourquoi" au fil du temps et j'adore en profiter pour changer ma manière de me présenter
Je pense qu’on est vraiment pareils là-dessus !
Et de mon côté, c’est aussi pour ça que je n’ai pas réussi à rester dans le salariat, il me manquait ce côté expérimentation, le fait de tester de nouvelles choses et d’évoluer au rythme que je veux.
Sur Substack comme ailleurs, j’adore tester, voir ce qui fonctionne ou pas et c’est clairement ce qui me procure le plus de plaisir 🙌
J'aime beaucoup cette édition, comme souvent chez toi tu vas au fond des choses. Mais là il y a un truc en plus qui compte beaucoup pour moi : l'honnêteté sur les limites. Tu sépares clairement ce qui est su et ce qui reste supposition, sans combler le vide avec des théories qui sonnent bien mais qui n'apportent rien de solide.
Sur un sujet comme l'algorithme, où tout le monde balance sa version, ça fait du bien de lire quelqu'un qui accepte de dire : jusque-là, et pas plus loin.
Et finalement je trouve ça assez sain, même si c'est compliqué : construire un média sans être constamment dans l'analyse de l'algorithme. Bien sûr que c'est important. Mais le fait que Substack ne le rende pas accessible, ça permet justement de s'en détacher, et de construire pour son audience.
Je trouve que ça change la donne.
Et j'ai l'impression que c'est un phénomène qui commence à revenir sur d'autres réseaux aussi.
Ce que tu pointes, c'est ce qui m'a marqué aussi. Dire "jusque-là, et pas plus loin" sur un sujet où tout le monde balance sa version de l'algorithme, c'est rare. Et honnêtement ça repose.
Et je suis assez d'accord avec ton renversement : le fait que Substack ne rende pas l'algo lisible, ça oblige à se détacher du décryptage permanent pour construire vraiment pour les gens (les êtres humains) qui nous lisent. C'est inconfortable au début. Puis ça libère beaucoup d'énergie.
Merci pour ce retour Séverine !
Comme tu as pu le voir maintenant, je suis quelqu’un d’assez factuel, j’aime m’appuyer sur du concret dans tout ce que je partage ici, et éviter de tirer des conclusions quand je n’ai pas assez d’infos.
Sur l’algorithme, et notamment sur l’onboarding, les infos disponibles restent encore très limitées…
Et puis, à force, c’est fatigant d’essayer de deviner le fonctionnement de quelque chose sur lequel on n’a finalement que très peu de prise !
Consacrons cette énergie à ce qu’on peut vraiment travailler, ce qu’on publie et la valeur qu’on apporte à nos lecteurs.
Je suis contente que tu apprécies cette façon d’aborder les choses 🧡