La pression qui monte à mesure que le média grandit, ça m'a fait penser à quelque chose que je vois souvent. Le moment où on commence à être regardé, on se met à se regarder aussi. Et le regard sur soi change tout à la façon de créer.
Je traverse exactement ça en ce moment : le repositionnement, les doutes qui vont avec, les questions sur ce qu'on garde et ce qu'on lâche en même temps que j'accompagne mes clients sur ce même chemin.
Rester alignée avec ce pourquoi on a commencé, quand les chiffres s'emballent dans un sens ou dans l'autre, c'est probablement le travail le plus exigeant. Pas la stratégie. Pas le contenu. Ça.
Merci pour ce retour aussi honnête sur tes coulisses.
Comme tu le dis, quand on commence à se sentir davantage regardé et attendu, il y a le risque de créer en anticipant le regard extérieur, plutôt qu’en restant à l’écoute de ce qu’on veut réellement transmettre et construire.
Ça demande beaucoup de lucidité, mais aussi de prendre régulièrement du recul sur son média pour vérifier qu’on ne s’éloigne pas de ce qui nous a donné envie de commencer.
De ma propre expérience, tout part de l’écoute de soi. Les retours des lecteurs sont précieux, bien sûr, mais je les vois plutôt comme des repères, et pas une direction à suivre. Ils peuvent confirmer certaines choses ou nous faire réfléchir, sans pour autant décider à notre place.
Ce que tu décris fonctionne quand la boussole est déjà stabilisée. Mais pendant un repositionnement, c'est souvent elle qui vacille en premier. Et c'est là que les retours extérieurs, même bienveillants, prennent une place disproportionnée.
Ce que je me demande en ce moment : à quel moment la lucidité dont tu parles devient elle-même épuisante ? Tenir le cap sur ce qu'on veut transmettre tout en absorbant la croissance, les critiques, les attentes, c'est un effort invisible que les chiffres ne montrent pas.
Merci pour ce témoignage ! Ça me fait du bien de lire que c'est une réelle étape, celle d'assumer ses positions. Je n'écris pas sur les mêmes sujets, et parfois je me demande si je suis au bon endroit. Puis je vois mes abonnés et les retours qu'ils me font et je suis rassurée.
La critique aussi me fait du bien. Elle me pousse à réfléchir encore plus loin, elle me défie dans mes questionnements et je pense qu'elle contribue ainsi à améliorer mon contenu.
Toutefois, j'aime essayer de ne pas m'attacher trop aux statistiques : si je peux aider ne fût-ce qu'une poignée de personnes, ce que j'écris est utile et a sa place hors de l'intime :)
Je suis contente que mon vécu ait résonné chez toi et que tu te sois reconnue dans certaines étapes même si nous n’écrivons pas sur les mêmes sujets.
Je crois qu’il y a des questionnements que beaucoup de créateurs finissent par traverser dès qu’ils commencent à prendre davantage leur place et à assumer ce qu’ils veulent défendre.
Et pour les statistiques, je suis d’accord ! C’est un peu vicieux, parce qu’elles peuvent être très utiles pour le développement du média mais elles peuvent aussi finir par prendre trop de place… Faut trouver le bon équilibre pour ne pas tomber dans le piège.
La pression qui monte à mesure que le média grandit, ça m'a fait penser à quelque chose que je vois souvent. Le moment où on commence à être regardé, on se met à se regarder aussi. Et le regard sur soi change tout à la façon de créer.
Je traverse exactement ça en ce moment : le repositionnement, les doutes qui vont avec, les questions sur ce qu'on garde et ce qu'on lâche en même temps que j'accompagne mes clients sur ce même chemin.
Rester alignée avec ce pourquoi on a commencé, quand les chiffres s'emballent dans un sens ou dans l'autre, c'est probablement le travail le plus exigeant. Pas la stratégie. Pas le contenu. Ça.
Merci pour ce retour aussi honnête sur tes coulisses.
Merci Séverine pour ce commentaire 🧡
Comme tu le dis, quand on commence à se sentir davantage regardé et attendu, il y a le risque de créer en anticipant le regard extérieur, plutôt qu’en restant à l’écoute de ce qu’on veut réellement transmettre et construire.
Ça demande beaucoup de lucidité, mais aussi de prendre régulièrement du recul sur son média pour vérifier qu’on ne s’éloigne pas de ce qui nous a donné envie de commencer.
De ma propre expérience, tout part de l’écoute de soi. Les retours des lecteurs sont précieux, bien sûr, mais je les vois plutôt comme des repères, et pas une direction à suivre. Ils peuvent confirmer certaines choses ou nous faire réfléchir, sans pour autant décider à notre place.
Ce que tu décris fonctionne quand la boussole est déjà stabilisée. Mais pendant un repositionnement, c'est souvent elle qui vacille en premier. Et c'est là que les retours extérieurs, même bienveillants, prennent une place disproportionnée.
Ce que je me demande en ce moment : à quel moment la lucidité dont tu parles devient elle-même épuisante ? Tenir le cap sur ce qu'on veut transmettre tout en absorbant la croissance, les critiques, les attentes, c'est un effort invisible que les chiffres ne montrent pas.
Merci pour ce témoignage ! Ça me fait du bien de lire que c'est une réelle étape, celle d'assumer ses positions. Je n'écris pas sur les mêmes sujets, et parfois je me demande si je suis au bon endroit. Puis je vois mes abonnés et les retours qu'ils me font et je suis rassurée.
La critique aussi me fait du bien. Elle me pousse à réfléchir encore plus loin, elle me défie dans mes questionnements et je pense qu'elle contribue ainsi à améliorer mon contenu.
Toutefois, j'aime essayer de ne pas m'attacher trop aux statistiques : si je peux aider ne fût-ce qu'une poignée de personnes, ce que j'écris est utile et a sa place hors de l'intime :)
Merci pour ce retour Delphine 🙏
Je suis contente que mon vécu ait résonné chez toi et que tu te sois reconnue dans certaines étapes même si nous n’écrivons pas sur les mêmes sujets.
Je crois qu’il y a des questionnements que beaucoup de créateurs finissent par traverser dès qu’ils commencent à prendre davantage leur place et à assumer ce qu’ils veulent défendre.
Et pour les statistiques, je suis d’accord ! C’est un peu vicieux, parce qu’elles peuvent être très utiles pour le développement du média mais elles peuvent aussi finir par prendre trop de place… Faut trouver le bon équilibre pour ne pas tomber dans le piège.