Et si, pour aller mieux, tu avais simplement besoin de prendre quelques virages clés ?
Je te partage le cheminement qui m’a permis de comprendre ce que je devais vraiment changer, ce que je cherchais au fond, et comment j’ai trouvé le courage de passer à l’action.
✒︎ Quitter la sécurité du salariat pour la liberté du freelance
Quitter le salariat, pour moi, c’était sortir d’un cadre qui m’étouffait de plus en plus.
Les réunions où je me demandais : “qu’est-ce que je fous là ?” Les rendez-vous clients où je réalisais que je n’avais pas signé pour faire du commercial, mais pour conseiller. Et puis ce sentiment grandissant que je valais mieux que ça.
Je voulais plus d’autonomie, plus de sens, et surtout plus de pouvoir de décision.
Je voulais travailler à ma façon, selon mon propre rythme. Ne plus suivre des process absurdes. Ne plus dépendre d’une hiérarchie interminable. Ne plus me heurter à ce plafond de verre qu’on appelle l’évolution salariale (tu sais, ces petites augmentations ridicules de 2 ou 3 % tous les deux ans.)
Le freelance me semblait plus aligné avec la femme que je devenais, parce que tout dépendrait enfin de moi.
Si ça ne marchait pas, j’en serais responsable.
Si ça fonctionnait, ce serait grâce à moi.
Mais ce choix ne s’est pas fait sans peur.
Ce qui m’effrayait le plus, c’était de perdre la sécurité. Quitter la stabilité. Quitter aussi ce titre de cadre, socialement valorisant. Et puis il y avait la peur de l’échec, forcément.
En quittant la banque, je quittais une route toute tracée.
Et la liberté dont je rêvais tant avait aussi quelque chose de vertigineux. On parle souvent du courage qu’il faut pour quitter une situation sécurisée, mais beaucoup moins de ce que ça remue intérieurement de se retrouver face à l’immensité des possibles et à la perte de ses repères.
Mais en pesant le pour et le contre, je savais que c’était la chose à faire pour reprendre pleinement la responsabilité de ma vie.
✒︎ Quitter un métier qui ne me ressemblait plus pour un métier plus aligné
Pendant longtemps, j’ai cru que mon problème, c’était la banque.
Mais en réalité, ce n’était pas si simple.
Parce qu’il y avait quand même des choses que j’aimais dans ce métier : les chiffres, l’analyse financière, le fait de réfléchir à la rentabilité d’une entreprise, et aussi le contact avec les entrepreneurs.
D’ailleurs, avec le recul, je crois que c’est en partie ce lien-là qui a réveillé en moi l’envie d’entreprendre.
Donc non, ce n’était pas le fond du métier qui me posait problème.
Ce qui me mettait en désalignement, c’était surtout tout ce qu’il y avait autour.
Le côté ultra carré. Très normé. Très rigide. Alors que moi, je sentais de plus en plus fort que j’avais besoin de sortir du cadre, de tenter des choses, d’explorer, de créer.
À ça s’ajoutait un autre décalage, de plus en plus difficile à ignorer : l’écart entre ce que je voulais faire et ce que je faisais réellement.
Moi, je me reconnaissais dans le conseil, dans l’accompagnement, dans le fait d’aider. Pas dans le commercial pur. Pas dans la course aux chiffres. Pas dans ce métier-là exercé de cette façon-là.
Petit à petit, j’ai compris que j’avais besoin d’un métier plus aligné. Un métier que je fais avec plaisir, qui m’épanouit, qui aide réellement les gens, même à petite échelle, et qui ne me donne pas la sensation d’aller à l’encontre de mes valeurs.
Je ne parle pas d’un métier parfait. Je ne suis pas naïve. Je sais bien qu’aucun travail n’est tout rose.
Mais je voulais au moins un métier qui fasse sens pour moi.
Et ce métier-là, au fond, je crois qu’une partie de moi l’avait repéré depuis longtemps.
Le marketing digital m’attirait déjà dès la fin de ma licence, en 2016.
Mais à l’époque, quand je m’étais renseignée, je tombais toujours sur le même discours : les métiers du marketing, en salariat, payaient mal, voire très mal.
Alors j’ai choisi ce qui me semblait le plus sûr. Pas forcément ce qui me ressemblait le plus.
J’ai donc intégré le master en banque et finance, parce que c’était la voie qui me permettait d’accéder à un poste bien rémunéré.
Avec le recul, je vois bien que j’ai fait un choix rationnel.
Alors revenir vers le marketing presque dix ans plus tard, ce n’est pas juste changer de secteur. C’est revenir vers quelque chose que j’avais laissé de côté.
Et ce qui m’attirait dans cet univers, c’était justement tout ce qui me manquait ailleurs : la créativité, la liberté de tester, le fait de pouvoir imaginer, construire, essayer.
Je savais aussi que c’était un domaine bien plus vivant et mouvant que la banque, et que je ne m’y ennuierais pas.
Mais bien sûr, ce virage m’a demandé du courage.
Le courage de recommencer. Le courage de redevenir débutante alors que j’étais devenue experte dans mon ancien métier.
Parce que là, d’un coup, je repartais de zéro.
Nouvelles compétences. Nouveau langage. Nouveau terrain.
Mais aujourd’hui, je vois cette reconversion comme un RÉALIGNEMENT
✒︎ Quitter un appartement qui m’étouffait à Paris pour une maison plus aérée à Toulouse
Quitter Paris, c’était quitter un cadre de vie dans lequel je ne respirais plus.
Notre appartement faisait 55 m². Il avait du charme : du parquet, du cachet, de grandes fenêtres. Quand je recevais, on me disait souvent qu’il était beau.
Mais moi, je m’y sentais mal.
Je le trouvais trop petit, pas assez aéré, pas assez pratique. Il n’y avait pas de balcon, pas assez de rangements, et malgré tous mes efforts, j’avais toujours l’impression qu’il y avait du bazar.
Et puis il n’y avait pas que l’appartement.
Il y avait Paris aussi. Son rythme. Son agitation permanente. Cette impression que tout le monde court tout le temps. La grisaille. Le manque de soleil. Tout ça jouait énormément sur mon moral.
Bien sûr, Paris est une belle ville. Il y a toujours quelque chose à faire, des sorties, des activités, pour les adultes comme pour les enfants. Mais à un moment, ça ne compensait plus.
J’avais besoin d’autre chose.
De plus d’espace.
D’un rythme plus doux.
D’un endroit où je pourrais respirer.
Et pour ça, Toulouse s’est imposée assez naturellement.
Je connaissais déjà la ville, puisque j’y ai passé mes deux ans de master. Je savais que les gens y étaient chaleureux. Et puis il y avait tout ce que je cherchais à ce moment-là : le soleil, une maison plus spacieuse, une vie plus calme, la montagne pas trop loin, la mer aussi, l’Espagne à portée de route.
Ce que je cherchais en quittant Paris, ce n’était pas seulement plus de mètres carrés.
C’était une meilleure qualité de vie.
Une vie qui me mette moins sous tension. Une vie plus légère. Plus adaptée à notre famille.
Et c’est exactement ce que Toulouse m’a apporté.
Depuis qu’on a déménagé, je me sens plus légère dans ma tête. Moins stressée. Moins tendue. Rien que le fait de pouvoir m’asseoir dans mon jardin et prendre le soleil presque tous les jours, pour moi, c’est un vrai luxe.
Bien sûr, Paris a encore des choses que Toulouse n’a pas.
Mais quand on a vraiment pesé le pour et le contre, le choix était clair.
J’ai quitté un quotidien qui m’oppressait pour un cadre de vie dans lequel, enfin, je respire mieux.
✉︎ Note à soi✉︎
Le changement commence au moment où on s’écoute vraiment.
Je parle de cette vraie écoute. Celle qui nous permet de voir à quels moments on se sent bien, légère, alignée… et à quels moments, au contraire, on se sent tendue, vidée, et pas alignée.
Parce que c’est là que tout commence. Dans ces petits signaux qu’on minimise.
Ensuite, il faut aller un peu plus loin.
Se demander : qu’est-ce qui me pèse vraiment ? Qu’est-ce qui me fait mal, au fond ? Qu’est-ce que cette situation vient réveiller chez moi ?
Et surtout : qu’est-ce que je cherche derrière ?
Plus de paix ? Plus de sens ? Plus de liberté ?
Parce que tant qu’on ne comprend pas ce qu’on cherche vraiment, on risque de vouloir changer plein de choses… sans toucher à l’essentiel.
Alors que quand on met enfin le doigt sur ce qui nous manque profondément, les changements à faire deviennent souvent beaucoup plus clairs.
❥ Et toi ?
Et maintenant que tu as lu tout ça, est-ce que tu te sens prête à commencer ce cheminement ?
Pas forcément à tout bouleverser d’un coup.
Mais au moins à regarder les choses en face.
À t’écouter vraiment.
Et à te demander ce que, dans ta vie, mérite peut-être enfin d’être changé.
✍︎ Dans la suite du carnet…✍︎
Pour le prochain article, j’hésite entre deux sujets, mais j’ai envie de choisir en fonction de ce qui t’intéresse le plus.
Je te proposerai donc un petit sondage dans mes notes pour voir quel sujet tu aimerais que j’aborde en premier, et je choisirai en fonction des réponses.
À très vite 🧡




Je suis actuellement en reconversion dans le monde digital.
Et il y a pas mal de tes raisonnements qui résonnent en moi. 🙂
Je travaille actuellement dans une grosse entreprise pharmaceutique (ventoline) comme technicien de laboratoire contrôle qualité.
Une belle prison dorée...
J'ai subi mon travail la première moitié de 2025 (sous-eff).
2 questions me reviennent tout les jours en tête :
- Est ce que tu prends du plaisir dans ton taff ?
- Est ce que tu te vois faire ça jusqu'à ta retraite ?
NON et NON !
À force de chercher une alternative à mes douleurs, les algorithmes m'ont amené au copywriting début août 😄
La naissance de mon 2e enfant début mars m'a permis de me libérer du temps (4 mois de congés pater) pour me lancer dans une formation.
Plus j'avance, plus je me dis que ce n'est pas avoir du courage que de passer à l'action mais une évidence.
Ceux qui ont le plus de courage sont ceux qui restent à subir leur travail.
Il faut avoir une sacrée résilience...
(PS : c'est un plaisir de te lire 🙂 )